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Faire front commun pour sauver Hayange

Mittal prendra sa décision cet été sur la relance des hauts-fourneaux de Hayange. Il a néanmoins d’ores et déjà affirmé qu’il n’avait pas besoin de ses installations lorraines, même pas pendant les quatre mois d’arrêt du haut-fourneau de Dunkerque. Et il ne souhaite pas attendre la décision de l’Europe au sujet du Projet ULCOS pour se prononcer. C’est la raison pour laquelle les syndicats interpellent les candidats aux législatives et exigent un front commun, comme en Allemagne, où les politiques savent parler d’une seule voix sur des sujets aussi graves.

En Allemagne, 80 % des bénéfices sont réinvestis. Chez Mittal, ils vont à l’actionnaire.

La direction d’ArcelorMittal joue sur le soutien des salariés au mouvement de résistance en Lorraine. Les gens ont peur, ils ont besoin de travailler. Ils apportent leur soutien moral, mais pas physique.

Cela dit, Mittal, très sensible à son image renvoyée à l’extérieur, supporte mal la sur-médiatisation de ce conflit social qui en est à sa quatorzième semaine.

15 mai, 2012 à 22:04


Un commentaire pour “Faire front commun pour sauver Hayange”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Ce fut une première depuis la création d’ArcelorMittal en 2006. Les syndicats du groupe réunis au sein de la Fédération européenne de la métallurgie avaient appelé à une grève générale de 24 heures sur la totalité des sites en Europe, afin de dénoncer « une stratégie uniquement financière, consistant à promettre aux actionnaires 1 milliard de dollars d’économies par une rationalisation des outils industriels et par un chômage technique en partie financé par des aides publiques ».

    L’ensemble du site de Hayange-Florange bloqué, 100 % de grévistes au Luxembourg, 40 000 manifestants à Liège, des usines au ralenti en Espagne, une action symbolique devant le siège du géant de l’acier à Londres : la journée d’action européenne des sidérurgistes a été un véritable succès.

    ArcelorMittal a en effet décidé depuis l’été 2011 de mettre en sommeil une petite dizaine d’usines en Europe. Tous groupes confondus, près de 20 millions de tonnes de capacités annuelles de production ont au total été mises en sommeil en Europe, soit 10 % des capacités de l’Union Européenne.

    Si la stratégie de Lakshmi Mittal, qui consiste à allumer et à éteindre des hauts-fourneaux au gré des cycles conjoncturels, suscite tant de tensions, c’est parce qu’elle alimente à chaque fois la crainte que ces usines ne soient fermées définitivement.

    Néanmoins, il n’est pas certain que Hayange-Florange soit le site le plus menacé. D’après la lettre « Steel Business Briefing », le marché des produits longs en Europe se situe à 70 % de son plus haut niveau de 2007, ce qui laisse certains professionnels penser que ces installations seront touchées en premier. Or Florange est spécialisé dans les produits plats.


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