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Des jardins ouvriers

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Qu’on les appelle jardins familiaux, jardins ouvriers, jardins urbains ou périurbains, ils répondent à une double nécessité : celle du plaisir de cultiver son petit bout de terre et celle économique d’y faire pousser des légumes authentiques qu’on n’aura pas à acheter.

Avec la nouvelle pauvreté, le bon peuple lorrain revient aux pratiques des prolétaires d’il y a cinquante ans. A l’époque, les patrons des mines accordaient une petite maison avec un lopin de terre à leurs ouvriers. Quand ils revenaient des entrailles de la terre, ces derniers allaient travailler dans leur jardin.

Des jardins ouvriers dans Agriculture jardins-ouvriers

Entre tendance et nécessité (Crédits photo : François-Xavier de Villemagne)

Aujourd’hui, des raisons socioéconomiques et culturelles expliquent le retour à la terre des urbains, en particulier dans les pays développés. Il y a les bourgeois écolos qui veulent cultiver leurs salades, leurs radis et des herbes aromatiques parce que c’est tendance. Il y a également les gens qui veulent savoir ce qu’ils mangent et d’où cela vient. Il y a enfin de plus en plus de classes moyennes qui cultivent leur jardin pour faire des économies. Si bien que des jardins verticaux et des pots fleurissent sur les terrasses de nos villes et qu’une agriculture vivrière s’y développe à la périphérie. Vous remarquerez d’ailleurs que nos abeilles, en voie de disparition, préfèrent désormais mieux la pollution urbaine que les pesticides des campagnes qu’elles fuient comme la peste.

Faire pousser ses herbes condimentaires, la sauge, la coriandre ou encore le persil plat, qui coûtent trop cher et qu’on ne trouve pas partout, est un bon début et se justifie économiquement. D’autant plus qu’on peut les cultiver sur son balcon ou sur le rebord de sa fenêtre.

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11 Commentaires

  1. Balthar

    6 mai, 2012 à 13:28

    Justement dans la continuité,la ville de Metz va augmenter sa capacités en Jardin Familiaux suite a une demande de plus en plus forte ;)

    http://www.metz.fr/metz2/articles/2012/120503_cultivons_terre_ville.php

  2. LORam

    6 mai, 2012 à 15:18

    C’est une très bonne nouvelle.

    Ca me rappelle le discours que j’avais tenu il y a quelques années à des collègues de travail. J’avais tout simplement dit que nous serions obliger de cultiver la terre. Tout simplement du au rapport qualité/prix. Des tomates chers sans goût, non merci!!!!! Aucun légume n’est épargné. D’ailleurs des chaines type ‘carrefour’ commence à sentir le vent tourné. Et c’est tant mieux.

  3. CrapaudVert57

    6 mai, 2012 à 19:42

    Reste qu’il ne faut pas poser son jardin n’importe ou, sur n’importe quel sol et s’inquiéter de l’histoire des lieux ou de la trop grande proximité d’une route fréquentée.
    Et si le lopin de terre qu’on a la chance de cultiver a été ménagé par ceux qui nous ont précédé, on doit les en remercier, y apporter le même soin et donc notamment avoir la main très très légère sur les phytosanitaires !! Et les abeilles et bourdons en effet reviendront rapidement.

  4. bloggerslorrainsengages

    11 juillet, 2012 à 18:29

    25 jardins familiaux ont avantageusement remplacé un terrain en friche d’1,5 hectare sur le flanc Sud du Mont Saint-Quentin, à Scy-Chazelle. Dans ce cadre bucolique, aux portes de Metz, on cultive désormais un certain art de vivre et une convivialité qui ont disparu avec une urbanisation trop rapide. Ces jardins familiaux sont la première réalisation du grand projet de réhabilitation des coteaux méridionaux du Mont Saint-Quentin qui a pour ambition de revaloriser, petit à petit, les terres agricoles abandonnées en y plantant des vignes, des vergers, des maraîchages et une trame verte pour assurer le maintien de la biodiversité.

  5. bloggerslorrainsengages

    18 juillet, 2012 à 12:18

    Un jardin partagé de près de 200 mètres carrés, composé de potagers, de massifs de fleurs et de vignes, a été créé au Grand séminaire de Metz. Fruit d’une coopération entre le Grand séminaire et la mairie de Metz, le jardin est alloué à l’association Carre d’air pour une quinzaine de familles. Un calendrier de permanence a été établi pour entretenir le jardin. Chaque samedi, le public peut venir rencontrer les jardiniers, leur poser des questions, voire même piquer quelques groseilles au passage.

  6. bloggerslorrainsengages

    28 novembre, 2012 à 23:18

    Au bout de la Rue d’Asfeld, une porte s’ouvre sur le jardin du Grand Séminaire où règne le calme en plein centre-ville de Metz, à deux pas de la gare. Il y a des bancs, des allées bordées de buis et une petite vigne. Chacun y passe comme il veut. C’est aussi un lieu où l’on pratique le jardinage en partage.

  7. bloggerslorrainsengages

    10 février, 2013 à 16:33

    A Volmerange-les-Mines, les jardins poussent bien. Des six familles bénéficiaires en 2011, année de la création de parcelles par l’association « Les Amis du Jardin », il y en a aujourd’hui douze. Des personnes qui, à raison d’une cotisation modique (20 euros par an), disposent d’un demi-are et de matériel mis en commun. Les gens ne se vantent pas de leurs difficultés à finir les fins de mois. Certaines demandes traduisent véritablement la nécessité économique de jardiner.

    La réussite de l’association, c’est d’avoir su mêler dans son projet familles modestes et jardiniers passionnés qui, sans gêne ni discrimination, entretiennent leur potager et s’entraident au besoin. Le résultat : des légumes frais et gratuits qui ont révélé une vertu insoupçonnée, celle de la solidarité.

    Les parcelles ne sont pas grillagées. Chacun jette un œil chez l’autre, vérifie que tout va bien. Une parcelle est réservée pour répondre à une nouvelle demande ou pour cultiver des pommes de terre qui seront données aux Restos du cœur. Généreux, les jardiniers ont aussi offert leurs potirons pour le Téléthon. Quant au gros outillage, il est mis en commun, la cotisation servant à son entretien.

    A la belle saison, les jardiniers-cuisiniers peuvent venir quotidiennement s’approvisionner avec les légumes du jour : et ça, c’est un véritable luxe !

  8. Groupe BLE Lorraine

    18 septembre, 2013 à 22:04

    Metz compte actuellement 570 parcelles de jardins familiaux, dont 268 rien que dans le quartier de Borny. La demande est forte. 300 foyers sont en attente d’un bout de terrain. La Ville entend atteindre les 800 parcelles d’ici la fin de l’année.

    Lieux d’échanges et de rencontres, les jardins familiaux, autrefois appelés jardins ouvriers, jouent un rôle important dans la vie sociale. A Metz, ils ne sont pas clôturés, afin de favoriser la communication. Des espaces publics y sont mêmes aménagés. Les plus anciens jardins familiaux de la cité se trouvent le long de la voie ferrée, à Metz-Nord et à Metz-Magny. Ces derniers devraient être rénovés cette année. Un accès à l’eau y est envisagé. De nouvelles parcelles seront également créées fin 2013 à La Grange-aux-Bois et courant 2014 à Vallières (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/11/09/creation-d%E2%80%99un-espace-naturel-convivial/), Bellecroix et Metz-Nord.

    Les parcelles, d’environ deux ares à Metz, sont attribuées aux familles qui ne disposent pas de jardin et qui, généralement, habitent des logements sociaux. Elles doivent pour cela parfois attendre plusieurs années. Un contrat, tacitement reconduit d’une année sur l’autre, est alors signé avec la Ville. La location de la parcelle coûte entre 20 et 30 euros par an au jardinier. L’eau est mise à disposition. Un règlement intérieur impose également quelques contraintes. La mise en culture du jardin est par exemple obligatoire, afin d’éviter le développement de friches. Des exceptions sont cependant accordées, notamment en cas de maladie du jardinier. L’espace réservé à la pelouse doit aussi être réduit, même si on peut y déjeuner. Compte tenu de la rareté des parcelles et de leur petite taille, l’idée n’est pas d’en faire un jardin d’agrément, mais un jardin potager. Il est par ailleurs interdit d’y élever un animal, d’installer un rucher, une volière, un poulailler ou un clapier, tout comme d’y déployer sa tente ou de garer sa caravane, d’y exercer un commerce, d’y faire du feu, de percer les conduites d’eau ou encore d’y aménager des toilettes. Deux agents municipaux veillent au respect des règles. En début de saison, ils font la tournée des jardins et inspectent les lopins de terre.

  9. Groupe BLE Lorraine

    24 janvier, 2014 à 23:42

    Diddenowen (Thionville) a gagné quinze jardins familiaux depuis 2012. La Ville possède 259 jardins, pour un espace total de 491,5 ares. Les parcelles sont directement louées aux particuliers. Les jardins sont répartis dans dix lieux, avec une concentration à La Malgrange, où 175 jardins se trouvent à proximité du château de Manom. Comme les parcelles autour du château sont inconstructibles, la Ville a pu acheter des terrains en 2012. N’importe quel habitant peut louer un jardin, qui fait en moyenne deux ares. Le prix est de 10,50 euros l’are à l’année.

    A la Côte des Roses, un jardin partagé devrait également bientôt voir le jour.

  10. Groupe BLE Lorraine

    23 février, 2015 à 21:20

    Pour 2015, la Ville de Metz a décidé d’aménager 50 nouveaux jardins familiaux sur le site de la Rue de la Vachotte à Magny, moyennant 200 000 euros d’investissement.

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