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La renaissance de l’Amos, la bière de Metz

En 1868, le jeune brasseur Gustave Amos installa sa brasserie à Metz-centre, avant de déménager dans le quartier du Sablon. Un siècle plus tard, la marque messine était livrée jusqu’à Paris, Marseille, en Espagne et même aux Etats-Unis, faisant ainsi connaître au monde entier la porte des Allemands, représentée sur l’étiquette. Au début des années 1970, la bière comptait 150 dépositaires et plus de 3 800 points de vente. L’aventure familiale se termina en 1993, alors que l’usine employait encore une centaine de salariés, qui furent tous reclassés. Certains rejoignirent la brasserie Licorne de Saverne pour y perpétuer la tradition Amos. Si bien que la fabrication, même si elle devint confidentielle, ne s’est jamais arrêtée.

La renaissance de l’Amos, la bière de Metz dans Actualité logo-Amos-Metz

La Bière de Metz est de retour (Crédits photo : pinkgron.nl)

Aujourd’hui, le consommateur cherche de plus en plus à s’identifier à une bière, si possible locale. La brasserie de Saverne, qui appartient au géant allemand Karslberg, souhaite remettre en goût du jour l’Amos qui a moussé à Metz pendant 125 ans. L’industriel estime en effet qu’il y a à nouveau une place sur le marché pour cette bière à forte identité, très importante aux yeux des Lorrains. Il a donc fait appel à des agences spécialisées, afin de relooker la marque et de la rajeunir.

En 2011, 10 000 hectolitres d’Amos ont été produits, essentiellement en fûts, ce qui représente 3 à 4 % de la production de la brasserie de Saverne.

22 avril, 2012 à 14:15


4 Commentaires pour “La renaissance de l’Amos, la bière de Metz”


  1. gangloff écrit:

    ça y est, AMOS a changé de look !
    Vous pouvez suivre les actualités de la marque sur sa page facebook dédiée

  2. mlcou78 écrit:

    Ma jeunesse. La bière proposée au foyer du « 15.1 RI Méca » de Moulins les Metz en 1970/71.

  3. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Les études de Pasteur sur la bière, entre 1855 et 1861, à la Brasserie Tourtel de Tantonville, en Meurthe-et-Moselle, jetèrent les bases de la brasserie moderne avec l’arrivée de la fermentation basse. A la fin du XIXème siècle, Metz comptait quatre établissements industriels et une soixantaine de brasseries familiales. La Brasserie de Champigneulles est aujourd’hui la dernière brasserie industrielle de Lorraine. La production de bière artisanale a néanmoins retrouvé une certaine vitalité depuis quelques années. Une trentaine de microbrasseries sont en effet recensées rien qu’en Moselle. On distingue ainsi les brasseries artisanales avec moins de 10 000 hectolitres par an, les microbrasseries avec moins de 1 000 hectolitres par an et les fermes brassicoles. Ce renouveau répond à un besoin des consommateurs, lassés des bières industrielles standardisées. La recherche de bières de spécialité et de terroir témoigne d’ailleurs de l’engouement pour les produits locaux de qualité.

    A Metz, l’histoire moderne de la bière se concentre autour de quatre brasseries mythiques aujourd’hui disparues : la Brasserie Amos (1868-1993), située Rue Mangin au Sablon, la Brasserie Lorraine à Devant-les-Ponts (1886-1971), la Brasserie Union au Sablon, qui absorba, en 1936, la Brasserie messine de Lauvallières (1872-1936) pour créer l’Union des Brasseries messines (1903-1959).

    A noter enfin que Saint Arnould, évêque de Metz au VIIème siècle, représenté avec des plants de houblon, est le patron des brasseurs lorrains.

  4. Franco écrit:

    La bière Amos toujours vendue et cela depuis 25ans à l’entr’pot à 57390 Audun le tiche ;-)


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