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Nanotechnologies à l’Institut Jean Lamour de Nancy

Après sept ans d’attente et d’atermoiements, la première pierre de l’Institut Jean Lamour (IJL) de Nancy a dernièrement été posée sur le site d’ARTEM (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/04/nancy-artem-prend-forme/). Cet investissement de 76 millions d’euros vise à créer un site entièrement voué aux nanotechnologies, à l’étude des surfaces des matériaux et à la métallurgie. Il entend positionner la recherche lorraine au niveau mondial.

L’IJL est issu de la fusion de cinq laboratoires. Il regroupe 450 personnes, dont 150 chercheurs et enseignants-chercheurs éclatés sur cinq sites. Mais dès 2014, date de livraison du bâtiment, ils seront regroupés sur 16 500 mètres carrés et disposeront de plateaux techniques performants et spécifiques, ainsi que d’un espace dédié aux transferts de technologies avec les industriels.

4 avril, 2012 à 18:54


2 Commentaires pour “Nanotechnologies à l’Institut Jean Lamour de Nancy”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    L’Institut Jean Lamour a vocation à devenir un des deux ou trois premiers instituts de recherche d’Europe.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    L’Institut Jean Lamour, situé à Nancy, est le plus important laboratoire de recherche en chimie des matériaux d’Europe. 350 personnes y sont employées : 150 chercheurs, 50 thésards, 60 doctorants étrangers et 90 agents techniques et administratifs. La structure compte 24 équipes de recherche disséminées sur plusieurs sites, dont les principaux sont l’Ecole des Mines de Nancy et la Faculté de Sciences. Elles seront bientôt regroupées dans un seul et même bâtiment de 25 000 mètres carrés en cours de construction. Entièrement dédié à la recherche, le nouvel institut représente un investissement de 70 millions d’euros.

    Un tube en inox de 40 mètres de long conçu et expérimenté en Lorraine doit constituer le cœur du futur édifice. Baptisé « DAUM » (Dispositif d’Elaboration et d’Analyse sous Ultravide en français) en référence au passé verrier de la cité ducale, il doit révolutionner l’analyse des nanomatériaux, spécialité prometteuse de la région. L’intérieur du tuyau sera maintenu sous ultravide, ce qui correspond au vide spatial. L’ensemble comprendra une vingtaine d’appareils de mesures, de tests et de caractérisation de la matière. Celle-ci sera réduite par chauffage à l’état de gaz atomique. Elle se fixera alors en couche mince sur un support véhiculé par un petit chariot à roulettes à l’intérieur du tube. Il s’arrêtera sur commande au niveau des différents appareils branchés, selon les besoins des chercheurs. A l’extrémité du tube, un espace sera réservé aux industriels qui pourront soit éprouver leurs propres matériaux, soit tester ceux qui aurons été créés par l’institut. Cette ouverture de la recherche vers le monde économique est essentielle.

    Pour le moment, un plus petit tube de cinq mètres a été créé et testé avec succès à la Faculté de Sciences de Nancy.

    Le DAUM est un équipement unique au monde estimé à 30 millions d’euros. A l’heure actuelle, seuls deux ont été trouvés. Les 28 restants devraient être apportés par l’Etat français dans le cadre du Pacte Lorrain.


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