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Défenses des langues de Lorraine : le Parti Lorrain, de Metz à Perpignan !

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Le Parti Lorrain a largement contribué à la journée interrégionale en faveur des langues régionales de France qui s’est tenue le samedi 31 mars 2012 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/03/27/manifestation-pour-la-defense-des-langues-de-lorraine/). Ses membres et ses sympathisants, auréolés de leur magnifique bannière alérionée, ont en effet participé à deux manifestations qui se déroulaient en parallèle, à Metz et à Perpignan. Ces rassemblements avaient pour objectif de faire reconnaître les langues régionales et leur diversité, source de richesses culturelles.

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Manifestation pour la défense des langues de Lorraine à Metz (Crédits photo : Pascal Brocard, Le Républicain Lorrain)

Soucieux de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine et de la culture de la Lorraine, le Parti Lorrain est venu défendre le Lothringer Platt (Franciques mosellan, luxembourgeois et rhénan), ainsi que le Lorrain roman (voir : http://parti-lorrain.e-monsite.com/pages/projets-et-actions/langues-de-lorraine.html). Un cortège d’une centaine de personnes, unies derrière la banderole « Nos langues, nos cultures, un droit, une loi, a ainsi traversé, drapeaux lorrains au vent, les rues de la bonne ville de Metz. A Perpignan, plusieurs Lorrains ont également arboré fièrement notre drapeau et participé au lipdub géant organisé par les Catalans.

Outre la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires adoptée par le Conseil de l’Europe en 1999, le Parti Lorrain exige également la création d’une loi qui donnerait une véritable place aux langues régionales dans la vie publique, l’enseignement et les médias. L’enseignement bilingue français/Lothringer Platt, langue parlée depuis plus de 2 200 ans, doit être autorisé. Or aujourd’hui, un tel enseignement est laissé à la totale discrétion de l’administration scolaire qui ignore et dénigre dans l’académie de Nancy-Metz la demande des parents et des communes. La cité fortifiée de Bitche a ainsi essuyé le refus de l’administration centralisatrice française d’ouvrir une classe bilingue.

Le centralisme français, isolé et anachronique en Europe occidentale, souffre en effet de nombreux paradoxes qui lui sont inhérents. La France est par exemple le seul pays francophone unilingue. C’est pourtant le pays d’Europe de l’Ouest qui possède le plus grand nombre de minorités culturelles et linguistiques sur son territoire. Il est quand même étrange que ceux qui estiment normal que l’Etat canadien reconnaisse la spécificité francophone des Acadiens et des Québécois, dont la langue régionale bénéficie d’un statut public officiel, ne tolèrent pas que des droits analogues soient accordés en France aux minorités régionales et assimilent à un repli identitaire une aspiration qu’ils trouvent éminemment digne d’être soutenue Outre-Atlantique. Par ailleurs, les dirigeants français, qui reprochent aux technocrates bruxellois d’imposer leurs décisions à la France, ne voient aucun inconvénient à ce que Paris décide à la place des régions. Enfin, les mêmes, qui critiquent le centralisme de la Commission Européenne, le pratiquent néanmoins sans état d’âme en France.

Le Parti Lorrain œuvre pour mettre le pouvoir décisionnel au cœur des régions et non à 350 km des réalités quotidiennes locales.

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2 Commentaires

  1. bloggerslorrainsengages

    25 avril, 2012 à 20:09

    Le blason de la Lorraine représente les armes de la Lorraine. Il est « d’or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d’argent, posés dans le sens de la bande ». Un alérion est un aiglon sans bec ni pieds, utilisé en héraldique. Certains disent que la Maison de Lorraine adopta cet oiseau, parce qu’« alérion » est l’anagramme de « Loreina », ancienne dénomination de la Lorraine.

    La légende raconte également que les trois alérions qui composent notre blason seraient dus à la formidable adresse de Godefroy de Bouillon, dont les Ducs de Lorraine prétendent descendre. Lors de la prise de Jérusalem au cours des Croisades, ce dernier aurait réussi le tour de force d’embrocher en vol ces trois oiseaux d’une seule flèche.

    Le chiffre trois renverrait peut-être aussi au concept religieux de Trinité.

  2. Léo Zugmayer

    13 août, 2012 à 20:14

    Votre action est remarquable, surtout lorsqu’on connait la passivité voir l’ignorance totale de certains élus mosellans.

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