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Installation du consortium Ecomouv’ sur la BA 128 de Metz-Frescaty

Ecomouv’, consortium chargé par le ministère français des transports de collecter l’écotaxe sur les poids lourds, qui entrera en vigueur en 2013, s’installera sur la Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty (BA 128), qui fermera officiellement en juin avec ses 2 500 soldats et personnels civils (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/25/comment-paris-a-sacrifie-la-ba-128/). Cette implantation va créer 200 emplois (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/10/23/150-douaniers-promis-a-metz/).

Le consortium est composé de l’opérateur de téléphonie mobile SFR, qui appartient au groupe Vivendi, de Géodis, une filiale de la SNCF, de Steria, troisième société française d’ingénierie informatique, ainsi que du groupe d’électronique de défense Thales. Détenue à 70 % par le groupe privé Autostrade per l’Italia, qui exploite déjà 3 000 kilomètres d’autoroutes en Italie, Ecomouv’ a été créé sur demande du gouvernement français pour mettre en place le prélèvement sur les véhicules de plus de 3,5 tonnes sur tout le territoire. Ce montant devrait s’élever à 1,24 milliard d’euros par an, dont 240 millions d’euros seront adressés à  Ecomouv’. Le consortium devra en retour élaborer, financer et construire d’ici 2013 le réseau qui permettra de suivre en temps réel le mouvement des camions sur les 15 000 kilomètres d’autoroutes, de routes départementales et nationales taxés. Les transporteurs français et étranger qui circulent en France devront embarquer dans leurs semi-remorques une balise GPS qui transmettra les informations au centre de Metz. Les données seront ensuite traitées, afin d’éditer les factures dont devront s’acquitter les sociétés de transport.

Cette délégation de service public sera supervisée par une brigade des douanes qui a déjà pris ses quartiers sur les 400 hectares de la BA 128.

Les 200 personnes, qui seront recrutées pour leurs compétences linguistiques, s’installeront dès juillet dans deux bâtiments existants, séparés de 2,5 km, afin de pouvoir se relayer en cas d’incident. Elles disposeront d’une surface de 2 000 mètres carrés réaménagée, moyennent un investissement de 2,4 millions d’euros.

Pour le coup, il ne s’agit pas cette fois d’un transfert ou d’une relocalisation d’activités existantes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/12/regroupement-de-crs-a-metz/), mais d’une création pure, dans le cadre des compensations aux iniques et odieuses restructurations militaires (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t444-restructurations-militaires-en-lorraine). L’agglomération de Metz était en compétition avec celle de Reims pour accueillir Ecomouv’.

22 février, 2012 à 20:39


2 Commentaires pour “Installation du consortium Ecomouv’ sur la BA 128 de Metz-Frescaty”


  1. guill écrit:

    Une bien bonne nouvelle !

    Guillaume

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    La société Ecomouv’est en cours d’installation sur l’ancienne Base aérienne 128 de Metz-Frescaty. Chargée par l’Etat français de collecter l’écotaxe, cette entreprise, créée par l’Italien Autostrade (70 %), Thales (11 %), la SNCF (10 %), SFR (6 %) et Steria (3 %), a déjà créé 120 emplois dans l’agglomération messine et vise les 230 salariés à terme. Le personnel sera principalement affecté au centre d’information et d’assistance, dont la mission est de renseigner et d’accompagner les transporteurs. Le centre de traitement des anomalies et le centre d’édition, qui s’occupera des relations avec les sociétés de transport routier, se partageront le reste des employés.

    Les transporteurs devront s’acquitter de l’écotaxe pour leurs poids lourds de 3,5 tonnes et plus qui emprunteront les routes non concédées, c’est-à-dire les départementales et les nationales. Soit 15 000 kilomètres de bitume qui devraient rapporter près d’un milliard d’euros à la France. L’argent pourra être utilisé pour entretenir les routes, en partie dégradées par les camions, et en créer de nouvelles. L’idée est également de reporter les semi-remorques vers les autoroutes et les grands axes qu’ils ont de plus en plus tendance à délaisser pour éviter les péages.

    Pour ne pas perdre les camions dans la nature, Ecomouv’a mis au point, avec Thales, une technologie basée sur le traquage. D’ici octobre, date d’entrée en vigueur finale de l’écotaxe, chaque véhicule circulant en France devra être équipé d’un boîtier GPS (Global Positioning System). Cette balise dialoguera en continu avec la base Ecomouv’de Metz. Les déplacements des poids lourds y seront cartographiés et transformés informatiquement en impôts en fonction des tronçons traversés. Les transporteurs seront ensuite prélevés, soit par le biais d’un abonnement souscrit auprès de sociétés qui délivrent des cartes de paiement, soit par un système de prépaiement. Ils seront également contrôlés sur les routes par des portiques fixes (172) et mobiles (110) dotés de caméras et de capteurs capables de lire les plaques minéralogiques, de comptabiliser les essieux et de mesurer la longueur des attelages.


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