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Le Lindre, paradis faunistique

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Le domaine de l’étang de Lindre fait 1 000 hectares, dont 830 en surface d’eau, sur lesquels voguent, l’un vers l’autre, modernité et temps anciens.

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L’étang de Lindre (Crédits photo : linternaute.com)

Il offre une densité faunistique incroyable qui rassemble 251 espèces d’oiseaux. Des millions d’animaux y ont élu domicile, dont certains que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. L’étang constitue d’ailleurs une zone humide d’intérêt mondial, qui est scrutée et étudiée par le Museum de Genève. Sur les sentiers du bois des Auspaires, récemment aménagés, il suffit de tendre l’oreille pour écouter parler la nature et de jeter un œil sur l’étang pour croiser le regard de l’une des 80 cigognes, d’un balbuzard pêcheur ou encore d’une nette rousse. Le nouvel observatoire tout en bois permet de les admirer sans les déranger.

Même s’il apparaît pour la première fois dans un document daté de 1263, l’origine de cet étang du Saulnois reste mystérieuse. Certains évoquent qu’il aurait été creusé par des religieux au Xème siècle pour la pisciculture, d’autres qu’il serait le résultat du rassemblement de petits point d’eau entrepris par les évêques de Metz ou les ducs de Lorraine. Enfin, certains avancent que c’est l’effondrement provoqué par l’exploitation du sel dans le sous-sol qui l’aurait créé. Mais aucun spécialiste n’a encore tranché avec certitude.

Une légende raconte enfin que le chevalier du Lindre remonterait du fond de ses eaux chaque équinoxe d’automne …

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5 Commentaires

  1. bloggerslorrainsengages

    19 mars, 2012 à 22:58

    Les 620 hectares de l’étang du Lindre abritent 251 espèces d’oiseaux différentes, selon les dernières données officielles. Parmi elles, un couple de pygargues à queue blanche semble s’y installer durablement. Ce rapace, cousin du pygargue à tête blanche, emblème des Etats-Unis, est un oiseau rare. Il peut atteindre plus de deux mètres d’envergure à l’âge adulte.

  2. Groupe BLE Lorraine

    11 mai, 2015 à 22:50

    La réserve de l’étang de Lindre est classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO pour ses zones humides.

  3. CV57

    12 mai, 2015 à 22:52

    Je pense qu’il y a confusion ici entre le classement au patrimoine mondial de l’Unesco d’une part et le classement au titre de la convention de Ramsar (une ville d’Iran ou a été signé en 1971 un accord international très important concernant les zones humides). L’étang de Lindre est effectivement classé au titre de Ramsar (tout comme une partie importante de la vallée alluviale de la Meuse, par exemple).
    La France ne comporte que très peu de sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco au titre du patrimoine naturel, l’essentiel des sites Unesco est classé au plan du patrimoine culturel.

  4. Groupe BLE Lorraine

    30 mars, 2016 à 19:11

    Il y a chaque année toujours plus de cigognes qui s’installent dans le Pays de Sarrebourg. Il faut dire que la vallée de la Sarre et les nombreux étangs du secteur sont très attractifs. C’est un bon signe car ces échassiers ne s’installent que dans des biotopes dont la nature est préservée.

    L’environnement d’Imling leur convient ainsi parfaitement. De plus en plus de cigognes s’installent aux abords du village. Afin de les accueillir, huit plateformes pour nicher ont été construites. L’idée est que les cigognes vivent en harmonie avec la population locale. L’an dernier, quinze naissances ont été comptabilisées.

  5. Groupe BLE Lorraine

    31 janvier, 2017 à 19:55

    Le barrage de l’Etang de Lindre, qui court sur 400 mètres en travers des sources de la Seille, a été édifié au XIIIème siècle. Il fêtera ses 750 ans d’existence en 2017. Il a permis d’assainir les marais de la région et de produire des poissons et des gibiers d’eau. Au Moyen-âge, carême se faisait cent jours par an. On pouvait manger du poisson mais aussi du gibier d’eau. L’étang, tel qu’on le connaît aujourd’hui, remonte au XVème siècle. Propriété des Ducs de Lorraine, la retenue d’eau avait une importance hautement stratégique à l’époque pour la défense de la place forte de Marsal et de son industrie du sel. Rompre ses digues permettait en effet d’inonder la vallée et de protéger la cité.

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