Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

Le Parcours Chagall à Sarrebourg

Il y a trois œuvres monumentales de Chagall dans le monde : le vitrail de la chapelle des Cordeliers à Sarrebourg, celui de l’ONU à New York et la tapisserie présentée au Musée du Pays de Sarrebourg. Cette dernière, qui mesure 7 mètres sur 4,8 mètres, est une copie conforme du vitrail de l’ONU. L’architecture du musée de la ville a été conçue en fonction de son emplacement. Le visiteur doit ainsi monter quelques marches pour en apprécier toute la dimension. Même si Chagall s’est inspiré de références religieuses, il a également cherché à rendre hommage à l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Dag Hammarskjöld, mort dans un accident d’avion en Afrique, au début des années 1960. En effet, le secrétaire général aimait la 9ème Symphonie de Beethoven. Une danseuse, un chef d’orchestre et une partition y font secrètement allusion. Les œuvres de Chagall sont truffées de messages et de symboles.

Le Parcours Chagall à Sarrebourg dans Culture et patrimoine vitrail-Chagall-Sarrebourg

Vitrail de la chapelle des Cordeliers à Sarrebourg (Crédits photo : Culturebox)

La chapelle des Cordeliers, qui date du XIIIème siècle, s’est également révélée comme un écrin de choix pour l’artiste. L’ancienne église d’un couvent de franciscains abrite en effet un somptueux vitrail de 7,50 mètres de large sur 12 mètres de hauteur. Il a été fabriqué en 1976 à Reims par Charles Macq. Sa réalisation a été supervisée par Marc Chagall depuis sa résidence à Saint-Paul-de-Vence. C’est pour cela que les puristes ne remettent pas en cause l’authenticité du vitrail. En bas de ce dernier, il y a une bande qui représente Sarrebourg, avec la Sarre, le monument aux morts et des cerfs, symbole du blason de la ville. Un autoportrait du maître est par ailleurs noyé dans une des scènes bibliques illustrées dans l’œuvre colorée, mêlant l’Ancien et le Nouveau testament.

Le Parcours Chagall, balisé fin 2008 entre le musée et la chapelle des Cordeliers, passe devant la synagogue et emprunte la rue de la Paix. La Paix est justement l’intitulé des œuvres principales présentées sur le parcours. A noter enfin que Chagall, d’origine biélorusse, était de confession juive. Que de symboles…

12 février, 2012 à 23:30


Laisser un commentaire