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Prisons : la Lorraine perd 4 miradors

L’administration pénitentiaire a dernièrement confirmé la fermeture de 50 miradors en France pour des raisons économiques et budgétaires, dont le numéro 4 de Metz, tout juste rénové. En Lorraine, les centres pénitenciers de Toul et d’Ecrouves sont également visés par ce plan d’austérité destiné à supprimer des emplois. Entre avril et décembre 2012, ces établissements devraient perdre respectivement un et deux miradors. Comme pour les restructurations militaires (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/restructurations-militaires-2/) et scolaires (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger-2/), la Lorraine est une nouvelle plus touchée que les autres provinces par ces mesures.

A Metz, la suppression du mirador aura bien entendu des conséquences sur la sécurité générale de la maison d’arrêt et des agents, puisqu’il couvre une partie du bâtiment C, le parking et le service médical. Il représente une surveillance anti-intrusion et anti-évasion. Pourtant, Paris prévoit sa suppression pure et simple. Ceci est d’autant plus incompréhensible que le mirador messin vient tout juste d’être remis en service après une rénovation d’un montant de … 650 000 euros (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/01/12/la-chasse-aux-gaspilleurs/#more-328) !

La disparition d’un des quatre miradors pourrait également priver les équipes de nuit de Metz-Queuleu de deux agents, où seulement 16 personnes veillent actuellement sur 600 détenus.

Enfin, le Groupe BLE Lorraine ne peut que déplorer que ce projet de démantèlement de ces éléments-clés de la sécurité passive des établissements ne libère pas des emplois destinés à renforcer les effectifs dans les établissements, alors même que ces derniers ont de plus en plus recours aux heures supplémentaires. Rappelons que le fonctionnement d’un mirador nécessite entre 5 et 7 agents.

5 février, 2012 à 16:24


3 Commentaires pour “Prisons : la Lorraine perd 4 miradors”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Une soixantaine d’agents, venus de toute la Lorraine, ont dernièrement organisé une opération-escargot à Toul-Ecrouves, pour protester contre le désarmement de 2 des 4 miradors du centre de détention. L’un sera totalement fermé et le second partiellement, mais dans des conditions qui n’ont pas encore été précisées. Ces mesures d’ordre économique et budgétaire, qui mettent en péril la sécurité des surveillants et des détenus, devraient engendrer la perte de 6 personnels à Ecrouves.

    L’idée consiste à remplacer le personnel humain par des systèmes palliatifs comme des caméras thermiques et des systèmes à ultrasons. L’expérience a déjà été tentée entre 2 miradors, mais le système n’est pas au point. Au moindre passage d’un oiseau ou d’un sachet plastique, l’alarme se déclenche, si bien que les gardiens la désactivent.

    Les prisons de Toul et de Metz doivent également perdre un mirador.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    L’administration centrale n’abandonne pas son projet concernant la suppression du mirador numéro 4 de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu. Les têtes parisiennes de l’administration pénitentiaire ont en effet décidé de sacrifier cet emplacement stratégique à l’horizon 2013, après pourtant l’avoir rénové à hauteur de 650 000 euros. Paris invoque des raisons économiques et budgétaires, mais s’autorise à faire n’importe quoi avec l’argent public. Une telle situation est incompréhensible aussi bien sur le plan financier qu’en termes d’organisation et de sécurité au sein de la prison. Les syndicats continuent donc de manifester et ont pris position sous les fenêtres blindées du mirador. Ils sont prêts à rester et à camper.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    Un mirador de nuit et le mess du personnel sont menacés de fermeture au Centre de détention de Toul. La fermeture nocturne du mirador est actée. Elle figure d’ailleurs dans le Plan de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Avant, pendant la nuit, les surveillants tournaient à trois miradors. Il n’y en aura désormais plus que deux, ce qui se traduit par la suppression de sept postes de surveillants. Le mess, qui emploie deux personnes, accueille quant à lui une cinquantaine de salariés à chaque service. Il peut encore être sauvé.


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