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Du safran de Lorraine

La culture de l’or rouge s’étend en Lorraine. Entre vignes et mirabelliers, l’épice la plus chère du monde s’est fait une place sous le ciel de Meuse, à Heudicourt-sous-les-Côtes.

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En effet, 7 500 bulbes de crocus sativus sont cultivés sur une plantation de 250 mètres carrés, en rotation sur un terrain de 10 ares. Une production pour l’heure confidentielle, mais plutôt prometteuse, car il faut 150 grammes de fleurs pour tirer un gramme de safran. Les fleurs bleues violacées permettent de récolter le précieux pistil rouge. Le prix de cette épice s’explique notamment par la difficulté de la récolte. Le cours du safran se situe aux alentours de 30 000 euros/kg.

Le safran de Meuse est conditionné en petits sacs d’un tiers de gramme vendu 9 euros. Il est avant tout destiné à des professionnels de la restauration auprès desquels sa réputation grandit au fil des récoltes.

Sans répondre à tous les critères de l’agriculture biologique, la production de la safranière lorraine n’utilise ni engrais, ni herbicide. Il faut dire qu’entre les côtes de Meuse et le lac de Madine, le safran bénéficie d’un microclimat qui le protège des fortes gelées.

18 octobre, 2011 à 22:03


2 Commentaires pour “Du safran de Lorraine”


  1. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Le premier producteur de safran des Vosges a dernièrement commencé sa récolte, qui s’annonce bien. Dans le champ situé sur les hauteurs de Plombières-les-Bains, les petites taches de couleur violettes des crocus égayent le paysage déjà hivernal. L’exploitant récolte environ 2 000 fleurs par jour. Il avait pourtant failli jeter l’éponge mi-septembre. La plantation de ses 28 000 bulbes était mal engagée. Les crocus commandés aux Pays-Bas avaient été bloqués par le transporteur et le safranier était engagé dans une course contre la montre avant une hospitalisation. Il avait alors lancé un appel au secours qui avait suscité un vaste élan de solidarité. Des bénévoles des Vosges, du Grand Est, mais aussi de plus loin, étaient venus l’aider à creuser des trous dans la terre, afin de planter les bulbes.

  2. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Une exploitation de 1 000 mètres carrés de safran a été créée en 2010 à Lucey, au cœur des Côtes de Toul. 36 000 bulbes de fleur de crocus ont été plantés à la main. Une seconde parcelle de même dimension a vu le jour non loin de là à Pierre-la-Trêche. Une troisième de trois hectares, destinée également à d’autres cultures, a aussi vu le jour. Cette dernière était à l’abandon depuis que les serres avaient été pulvérisées par la tempête de 1999. Particulièrement fertiles, les terres limono-argileuses des coteaux exposées plein Sud, sous lesquelles affleure le lit de la Moselle, devraient faciliter la culture de l’asperge et de la fraise.

    A noter enfin que le safran est l’épice la plus chère au monde. Contrairement à une idée répandue, le crocus qui la donne ne craint pas le froid. Il fleurit dans la foulée des colchiques d’automne.


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