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Réaménagement du Musée des Beaux-arts de Nancy

Le Musée des Beaux-arts, établissement phare de la cité ducale installé Place Stanislas, ferme pour travaux. Il devrait rouvrir en juin 2012, riche d’une nouvelle muséographie et d’une galerie permanente dédiée à Jean Prouvé.

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Le Musée des Beaux-arts de Nancy (Crédits photo : OT de Nancy)

L’architecte et designer nancéien a inspiré et continue d’influencer ses successeurs dans le monde entier. C’est donc par cette galerie que les visiteurs commenceront leur visite une fois le musée rénové. Aucun autre musée des beaux-arts au monde ne propose cela. Prouvé est un acteur efficace et lumineux de la modernité. L’espace qui lui est consacré amènera naturellement le visiteur vers le pavillon 1936. L’Ile heureuse et la Joie de Vivre, des tableaux monumentaux de son père Victor, membre éminent du mouvement de l’Art nouveau, feront par ailleurs écho à son travail.

La nouvelle muséographie inversera les séquences actuelles d’exposition, partant ainsi du XXème siècle au rez-de-chaussée pour remonter au XVIème siècle au 2ème étage. Ce réaménagement nécessite de décrocher plus de 400 œuvres de taille et d’état variable. Certaines seront restaurées.

A l’issue de ces travaux, le Musée des Beaux-arts de Nancy répondra aux nouvelles normes plus économes en matière de consommation d’électricité. Tous les espaces de ce musée, qui a reçu le Prix des musées pour tous en 2009, seront enfin rendus accessibles aux personnes handicapées.

5 octobre, 2011 à 23:16


2 Commentaires pour “Réaménagement du Musée des Beaux-arts de Nancy”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le Musée des Beaux-arts de Nancy a dernièrement rouvert ses portes après un profond réaménagement : nouvelle mise en lumière, changement de scénographie et d’accrochage, sorties d’œuvres des réserves, ouverture d’un espace d’exposition permanent consacré à Jean Prouvé dans le pavillon de 1936 et installation d’une extraordinaire Maison tropicale dans un jardin qui s’ouvre sur la Place Stanislas. Le célèbre designer nancéien retrouve donc sa place et son majestueux écrin. Le lifting de l’établissement lui permet de répondre aux exigences du Grenelle de l’environnement tout en valorisant davantage les œuvres. Il lui fera également économiser près de 40 000 euros par an d’énergie. Le Musée est par ailleurs désormais entièrement accessible aux personnes handicapées.

    Blancheur de la pierre de la Place Stanislas, tempérée par l’ocre doux, ou le caramel de plafonds suspendus, c’est dans l’ancien cabinet des dessins, au second étage, que l’on découvrira les tableaux les plus anciens. Le conservateur a choisi de faire correspondre les lumières des peintres du Nord et celle des Italiens. Un étage en dessous, après le Caravage, l’irrésistible Archange du Volterrano et la Transfiguration de Rubens dans sa monumentalité donnent une magistrale leçon d’histoire de l’art.

  2. Ileana Rollason écrit:

    La soi-disant «restauration » du palais ducal (le Musée des Beaux-Arts de Nancy) l’a mutilé. Exemple: jardin détruit, salle « Victor Prouvé = kitsch (l’ »explication du désordre, du vacuum, étant que Victor Prouvé avait réalisé … des chaises, aussi…!), escalier monumental, monument historique, caché dans le mur, pour qu’il ne soit plus vu, mis en valeur. Disposition scandaleuse des tableaux dans l’exposition (rien n’est cohérent, visible : les tableaux seraient disposés dans un ordre … strictement chronologique), aucune explication, aucune mise en contexte de l’oeuvre: Delacroix et sa « Mort de Charles le Téméraire dans la bataille de Nancy », pièce phare du musée, bafouée, perdue dans un coin, Manet, Berthe Morisot, les impressionistes, de même. Les peintres « réalistes » du début du XX e siècle, bafoués, eux, aussi (exemple, Friand). Chaos absolu. Manque absolu de bon sens pour le créateur et le visiteur. « 1984″ d’Orwell.


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