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Restauration du nymphée de Gerbéviller

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Au XVIIème siècle, on appelait cela un nymphée, car le lieu abritait ces êtres mythologiques. Un peu plus tard, une grotte. Aujourd’hui, les historiens de l’art aiment à reprendre le vocable de l’époque Moderne lorsqu’ils évoquent ces endroits étonnants, où des jeux d’eau ruissellent et cascadent sur les parois des murs couvertes de coquillages, véritables éclats de miroirs et de céramiques. Il faut dire qu’un nymphée en état de fonctionnement est vraiment fascinant. Ce n’est pas encore le cas de celui du château de Gerbéviller, un monument historique unique, puisque construit au fond du parc, comme un élément d’architecture du jardin à part entière. Il n’est en effet pas accolé ou construit dans le château lui-même. Il n’en subsiste aucun de ce genre en France. Il y en a quelques exemples en Italie, dont un est en état de fonctionner.

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Le Nymphée de Gerbéviller va retrouver une seconde jeunesse (Crédits photo : Château de Gerbéviller)

On suppose que le nymphée de Gerbéviller a été construit avant 1624, par un personnage au faîte de sa puissance et de sa fortune, à savoir Charles de Tornielle, premier marquis de Gerbéviller et surintendant du Duc Henri II de Lorraine. L’homme était riche. Il a ainsi fait venir des coquillages d’Afrique et poser du cristal de roche, des pierres volcaniques pour figurer l’écume. Tout un savant réseau de tuyaux de plomb par lesquels jaillissait l’eau a également été installé.

Depuis peu, des artisans s’affairent au chevet du nymphée qui en avait bien besoin. En effet, il y a encore quelques années le nymphée s’effondrait. Quatre ans de travaux, deux pour l’intérieur et autant pour les abords extérieurs, sont nécessaires pour restaurer le monument et le faire revivre. Cette restauration représente un investissement de 1,5 millions d’euros.

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Un commentaire

  1. Groupe BLE Lorraine

    27 février, 2020 à 21:06

    Détruits par Charles le Téméraire guerroyant en Lorraine contre le Duc de Lorraine René II, le château et la ville de Gerbéviller, situés près de Lunéville, furent en grande partie reconstruits. Mais l’enceinte du château et les murs de la cité furent à nouveau rasés sous ordre de Richelieu quand les Français occupèrent la Lorraine et tentèrent de l’annexer. Le cardinal rouge ne voulait pas que les lieux puissent devenir un refuge pour les Lorrains restés fidèles à leurs ducs. Il faut dire que le domaine appartenait à cette époque à la puissante famille de Tornielle, dont l’un des membres était une éminence à la cour souveraine de Lorraine. Plus tard, le Marquis de Tornielle réaménagea son château avec goût et dans l’esprit de son temps pour en faire une très belle demeure. C’est à lui qu’on doit le Pavillon Rouge, réalisé par Métezeau, connu pour être l’architecte de la Place des Vosges à Paris, ainsi que le magnifique nymphée du parc du château. Ce somptueux élément d’agrément constitue en réalité une grotte pour accueillir les nymphes, divinités féminines mythologiques de la nature. L’ensemble est parsemé de coquillages et de jeux d’eau. Martyrs de la Première Guerre mondiale, Gerbéviller, son château et sa chapelle palatine ont été ravagés en juillet 1914. Un incendie vînt anéantir dans la foulée les vestiges du château, dont il ne restait plus que les murs. Le Prince d’Arenberg, dont la famille était entrée en possession du château, ne conserva de l’édifice que le rez-de-chaussée et sa cour en fer à cheval. Les étages supérieurs ne furent ainsi pas reconstruits. Un toit terrasse coiffe désormais le château de Gerbéviller, ce qui lui confère un style unique en France.

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