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Un cyclotron au CHU de Nancy

Nancyclotep est un Groupement d’Intérêt Economique (GIE) constitué de quatre partenaires complémentaires : le CHU de Nancy, l’Université Henri Poincaré et les sociétés Genclis et Posifit. Cette structure connue et reconnue place Nancy à l’avant-garde grâce à son efficience en matière d’imagerie moléculaire, en particulier pour la Tomographie par Emission de Positons (TEP), mais aussi grâce à sa souplesse, son caractère innovant et la manière dont public et privé collaborent afin d’accélérer les recherches sur le dépistage du cancer. Nancyclotep réunit sur le même site l’ensemble des acteurs impliqués, depuis la production d’isotopes jusqu’à la validation clinique. D’ailleurs, avec plus de 30 000 examens réalisés, Nancy est le premier centre d’imagerie TEP de France.

Dans une perpétuelle course à l’excellence, Nancyclotep est devenue une plateforme modèle et un système unique en France qui permet d’allier les besoins accrus en matière de santé à ceux de la recherche académique et de la recherche industrielle. En effet, un cyclotron a été installé au CHU de Nancy-Brabois au deuxième sous-sol dans le prolongement de la médecine nucléaire. La cité ducale a été choisie en raison de sa notoriété, de son positionnement toujours à l’avant-garde des techniques et de sa situation géographique.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes s’il n’y avait pas eu deux ans de retard dans la construction et la livraison du laboratoire de radiochimie, qui fut finalement opérationnel à la fin du mois de mai, et de ses 32 tonnes de matériel. Il constitue en effet un élément indispensable au développement de Nancyclotep.

Afin de donner à la plateforme une envergure européenne, un projet d’agrandissement a été présenté dans le cadre du Grand emprunt. Il vise à répondre prioritairement aux besoins des patients et de l’industrie pharmaceutique, à favoriser la recherche en radiochimie et radiopharmacie et à créer les conditions d’une validation clinique efficace. Cet investissement est estimé à 20 millions d’euros, auxquels il faut ajouter 3,9 millions d’euros destinés à financer la montée en charge des cinq premières années. L’achat d’un second cyclotron est également à prévoir pour produire du carbone 11 dont le potentiel est énorme.

Malheureusement, bien que séduisant, le projet baptisé « Positromics » n’a pas été retenu par l’Etat français lors du premier round qui a d’abord servi les plus grosses structures. Cela dit, selon certains, Nancy aurait toutes ses chances au second tour. Une telle reconnaissance placerait le pôle santé nancéien au plus haut niveau européen.

16 août, 2011 à 22:30


2 Commentaires pour “Un cyclotron au CHU de Nancy”


  1. Groupe BLE Lorraine écrit:

    En aval du CHU de Nancy, à la grande différence de celui de Strasbourg, on ne trouvait pas beaucoup de PME. Les collectivités locales ont donc investis 4,5 millions d’euros pour créer en 2007 Nancyclotep. Ce GIE (Groupement d’Intérêt Economique) est constitué du CHU, de l’Université de Lorraine et de deux sociétés de biotechnologie, Genclis et Positif. Environ 80 personnes sont employées sur le site.

  2. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Genclis est une société de biotechnologie intégrée à Nancyclotep. Véritable laboratoire privé de biologie moléculaire qui emploie une quarantaine de personnes, elle développe des tests allergiques, notamment pour les allergies alimentaires. Elle travaille également sur un programme de diagnostic précoce des tumeurs cancéreuses.

    D’une simple prise de sang, il est possible de savoir si un patient est porteur ou non d’un cancer. Le problème, c’est qu’on ne sait pas où il est localisé et s’il risque de se développer ou pas. En réalité, nous sommes tous porteurs de cellules cancéreuses productrices de protéines inconnues au corps humain, qui lui-même fabrique les anticorps pour lutter contre ces protéines. La détection précoce permet de dépister ces anticorps. Pour l’heure, les études cliniques de Genclis sont encourageantes, mais pas suffisamment stables pour en faire un produit. Deux ans ont été nécessaires pour comprendre l’origine de cette instabilité. Désormais, Genclis peut remodeler son protocole et avancer.


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