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Gandrange : le compte n’y est pas

A moins de huit mois de l’expiration de la convention d’ancrage territorial et de revitalisation de Gandrange, suite à l’arrêt de l’aciérie d’ArcelorMittal (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/06/gandrange-la-fin-de-toute-une-epoque/), deux tiers des objectifs sont atteints. Le compte n’y est donc pas. 

En effet, l’arrêt de l’aciérie avait entraîné la suppression de 575 emplois en 2008 et la signature, en février 2009, entre Paris, ArcelorMittal et les collectivités territoriales, d’une convention pour compenser en trois ans les conséquences de cette décision industrielle de Lakshmi Mittal. Si, à ce jour, plus aucun salarié de l’aciérie n’est à reclasser, le sidérurgiste annonce seulement 189 créations d’emplois de compensation, dont les syndicats ne savent pas si ce sont « des emplois maintenus ou véritablement créés ». A l’heure actuelle, deux tiers du programme d’ArcelorMittal ont été réalisés alors qu’il ne reste que 25 % du temps. La convention s’achève en effet en février 2012.

A noter enfin que le sidérurgiste a dernièrement renoncé à lancer l’unité de fabrication de portes coupe-feu initialement promise, car le marché n’est pas porteur. 

10 juillet, 2011 à 18:49


3 Commentaires pour “Gandrange : le compte n’y est pas”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Discrètement mais sûrement, les sous-traitants de la sidérurgie souffrent. L’entreprise Wallerich, dont le siège est à Guénange, est un exemple parmi d’autres. Pourtant, il y a moins d’un an, cette société familiale spécialisée dans la construction métallique et les travaux industriels avait misé sur un nouveau départ avec de nouveaux locaux et des machines neuves. Mais voilà, la situation économique a mené la société et ses 85 salariés tout droit vers un redressement judiciaire. C’était en janvier dernier et, depuis, les choses ne se sont pas améliorées. Trois repreneurs sont intéressés pour racheter diverses franges d’activités mais l’ensemble du personnel ne serait pas repris.

    En fait, la société Wallerich était un important sous-traitant de l’aciérie de Gandrange. À la fermeture de l’usine, ArcelorMittal avait fait des promesses envers ses sous-traitants pour lesquels le sidérurgiste devait ouvrir de nouveaux marchés. Or, ces promesses n’ont pas été tenues.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le tribunal de Thionville a dernièrement accepté les trois offres de rachat des activités de l’entreprise Wallerich. 19 salariés sur 85 restent sur le carreau. Ce dossier cristallisait les inquiétudes dans un Nord mosellan déjà lourdement impacté par les destructions d’emplois depuis trois ans.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    La fermeture de l’aciérie a fait de Gandrange le symbole économique de la désindustrialisation et de politique anti-sarkozyste. Depuis bientôt 4 ans, le maire de Gandrange reçoit des politiques et des journalistes du monde entier sur les décombres de l’aciérie. De quoi alimenter la notoriété planétaire de cette commune de 2 800 habitants. Le mythe Gandrange est né de la force évocatrice de cette cathédrale d’acier abandonné sur l’autel de la finance.


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