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Economie : heureusement qu’il y a la LGV

Avec 6 000 emplois quotidiens pendant cinq ans, le chantier titanesque de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Est-européenne dope l’économie locale (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/03/seconde-phase-de-la-lgv-est-cest-signe/#more-895). De nombreuses entreprises lorraines profitent en effet de cette manne inespérée dans un contexte socio-économique particulièrement difficile. 

La Lorraine possède de nombreuses industries lourdes traditionnelles et moult matériaux nécessaires à la réalisation d’un tel chantier. Ainsi, l’usine Corus de Hayange (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/22/investissements-de-corus-rail-a-hayange-cest-officiel/) est par exemple en charge des rails. Les 800 000 tonnes de ballast proviendront de la carrière de Trapp, à Raon-l’Étape. De même, Sateba, dont l’une des usines est installée à Charmes, dans les Vosges, devrait décrocher le marché des traverses. 

Il faut enfin ajouter à cela les retombées indirectes et commerciales, notamment dans l’hôtellerie et la restauration. Si ces dernières sont plus difficilement quantifiables, elles sont néanmoins bien réelles.

24 juin, 2011 à 23:07


Un commentaire pour “Economie : heureusement qu’il y a la LGV”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Les travaux de la seconde tranche de la Ligne à Grande Vitesse Est-européenne (LGV) avancent. Depuis l’été 2010, l’incessant ballet des engins de chantier rythme la vie des habitants de Moselle-Sud.

    Des ouvrages impressionnants ont poussé au cœur des vallées pour permettre aux TGV de parcourir la campagne sans se soucier des variations d’un terrain parfois accidenté. Le viaduc de la Sarre, qui mesure 440 mètres de long, sera achevé cet été à Sarraltroff. Ses voisins du Haspelbaechel et du Landbach sont également bien avancés. Le viaduc du Landbach, petit ruisseau qui traverse Dolving, mesure 1,7 km de long. Il s’étire sur les communes de Dolving et de Haut-Clocher. Ses 9 piles culminent à 25 mètres au-dessus de la vallée. Le viaduc fait à proprement parlé 500 mètres, complété par deux remblais de 200 mètres et par un déblai de 1 km traversant la forêt. 10 000 mètres cubes de béton seront nécessaires pour réaliser cet ouvrage.

    Mais l’édifice le plus impressionnant est aussi le plus discret. Depuis mi-octobre, un tunnelier géant de 2 000 tonnes d’acier attaque le grès rose des Vosges. Après 4 km sous terre, le tunnel reliera le plateau lorrain au niveau de Danne-et-Quatre-Vents et la plaine d’Alsace à Saverne. Une fois arrivé en terre lorraine, le tunnelier sera démonté, transporté à nouveau côté alsacien et remonté pour entamer le second tube, 30 mètres à côté du premier. L’ensemble sera achevé en 2014.

    Les marchés pour la pose des équipements ferroviaires seront tous lancés cette année. Ballast, voies et caténaires ont d’ores et déjà été attribués, avec de belles retombées pour l’économie locale. La carrière de Raon-l’Etape livrera par exemple 800 000 tonnes de ballast par le rail jusqu’à la base de travaux de Réding qui sera achevée courant 2013 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/08/travaux-du-second-troncon-de-la-lgv-est-le-centre-nevralgique-installe-a-reding/). Les 440 kilomètres de rails seront quant à eux fabriqués par l’usine Tata Steel d’Hayange (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/22/investissements-de-corus-rail-a-hayange-cest-officiel/).


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