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(Grand méchant) Loup où es-tu ?

Le mystère de la « nouvelle Bête des Vosges » (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/11/la-bete-des-vosges-entre-rumeur-et-mystere/) demeure. L’animal tueur de brebis n’a plus frappé depuis le 24 avril dernier dans le massif du Ventron (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/04/13/le-loup-de-retour-en-lorraine/).

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Nous ne sommes pas experts en la matière, mais cela suscite néanmoins notre étonnement. A moins qu’un loup ou un chien errant ne puisse se priver de nourriture pendant plusieurs semaines, ou du moins se contenter d’autres fruits des prés ou des bois, la soudaine disparition du mystérieux prédateur du paysage des vallées vosgiennes paraît bien étrange. Peut-être que la bête est morte ou s’en est allée hanter d’autres lieux, tout simplement. En tout cas, on ne sait toujours pas de quoi ou de qui il s’agit. 

En effet, tous les espoirs des spécialistes reposaient sur l’analyse d’une crotte et d’une touffe de poils récoltées dans le pâturage de l’un des éleveurs victimes des attaques du canidé non identifié. Mais selon le laboratoire chargé de les examiner, les deux indices proviennent d’un renard. Or, cet animal ne s’attaque pas aux brebis. La piste de l’acide désoxyribonucléique (ADN) s’arrête donc là. Le renard est un consommateur secondaire, un charognard. Il est sans doute passé par là pour se servir. Rien de plus. 

A l’heure actuelle, rien ne permet donc d’exclure le fait d’un loup isolé et erratique en provenance du Jura, où la présence de l’espèce est avérée depuis deux ans. 

Il n’en fallait dès lors pas plus pour continuer à entretenir la psychose d’un carnassier qui frappe et disparaît sans laisser la moindre trace sur la scène de ses crimes. Certains pensent même qu’il pourrait s’agir d’un coup tordu perpétré avec le concours d’un chien issu du croisement entre un berger allemand et un loup comme le Saarloos. D’autres avancent que c’est impossible que ce soit un loup, pour la simple et bonne raison qu’un loup ne s’attaque qu’à une seule proie à la fois. Il n’en tue pas plusieurs d’un coup. Il a l’instinct de conservation le plus développé du monde animal. Il ne va pas donc pas tuer plus qu’il ne va consommer, simplement pour assurer sa survie dans le temps. Autrement dit, le loup n’est pas un tueur, c’est un chasseur. Or, certaines des brebis tuées étaient à peine entamées, alors que le loup dévore totalement sa proie. De la même manière, si c’est un chien, il est terriblement intelligent, car il a la lucidité de ne plus frapper quand la pression médiatique est trop forte. Comme par enchantement. 

D’où une nouvelle hypothèse qui gagne en crédibilité : la main de l’homme pourrait se cacher derrière l’attaque de ces brebis par l’intermédiaire d’un ou de plusieurs chiens. Histoire de régler quelques comptes ou de raviver le spectre de la Bête des Vosges.

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13 mai, 2011 à 21:50


3 Commentaires pour “(Grand méchant) Loup où es-tu ?”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    La mystérieuse bête des Vosges semble se déplacer. Un poulain de deux mois a en effet été tué à La Bresse dans la nuit de vendredi 20 au samedi 21 mai 2011. Il a été attaqué et partiellement dévoré à l’épaule. A l’heure actuelle, les spécialistes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ne savent pas si c’est le même prédateur qui a tué 27 agneaux aux abords de la commune du Ventron. Cela dit, des indices seraient concordants. Par ailleurs, la faible distance qui sépare le Ventron de la Bresse renforcerait la thèse du même prédateur sévissant dans un périmètre réduit. A noter enfin que cinq agneaux ont été retrouvés morts la semaine dernière à Cornimont. Cette fois, l’ONCFS considère qu’un lynx serait responsable du carnage.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Une nouvelle brebis a été attaquée à La Bresse. Le cadavre de l’animal a été découvert jeudi 2 juin au matin par l’éleveur. Le bilan est désormais de 34 victimes : 28 brebis, 5 agneaux et un poulain. Et la Bête des Vosges courre toujours…

    Pourtant, les gendarmes de Saulxures-sur-Moselotte ont bien cru tenir le coupable, à savoir un chien de race cane corso. Mais, faute de preuve, l’animal a été rendu à son propriétaire. La bête avait le profit idéal : utilisée comme molosse par les légions romaines, chasseur de gros gibiers comme le sanglier, gardienne de ferme et de bétail, cette race a même joué les chiens policiers. Cela dit, le chien en question possédait un alibi en béton : certes, il divaguait depuis plusieurs jours, mais il avait été recueilli par un restaurateur qui le nourrissait. Ce qui laisse penser qu’il ne manquait de rien. Résultat : l’enquête piétine encore, malgré les efforts des agents dépêchés sur place et l’utilisation nocturne d’un hélicoptère équipé d’une caméra thermique.

    A l’heure actuelle, les gendarmes n’écartent aucune hypothèse : chien errant, loup, règlement de comptes contre les éleveurs, chien d’attaque lâché dans les champs… Tout est désormais possible.

    Rappelons que le 16 mai dernier, 6 agneaux ont été tués et 5 autres blessés à une poignée de kilomètres de là, sur les hauteurs de Cornimont. Ils ont tous été attrapés derrière les épaules, leur cage thoracique ayant été perforée et leurs côtes brisées. Si, dans un premier temps, les agents de l’ONCSF ont attribué le massacre à un lynx, les éleveurs n’y ont pas cru une seconde. En effet, ces derniers subissent une ou deux attaques de lynx par an. Cela se fait de manière très discrète, sur une bête isolée. Le reste du troupeau ne s’en aperçoit même pas. Là, toutes les bêtes ont paniqué.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    Les mythes et les légendes entourent le loup depuis la nuit des temps. Celui-ci n’est pourtant ni un mangeur d’homme, sauf après les grandes batailles quand les cadavres pourrissaient sur place, ni de petits enfants, sauf les bébés de sexe féminin dont on voulait se débarrasser aux temps les plus reculés de l’humanité.

    Aujourd’hui, nous avons affaire à un retour européen du loup. Les populations d’Europe de l’Est poussent vers l’Allemagne et celle d’Italie remontent vers le Jura et les Vosges.

    Durant l’hiver, les loups de nos montagnes se nourrissent de faons et de jeunes chevreuils.


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