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La maison d’arrêt de Sarreguemines en quête de reconversion

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L’annonce était tombée au cœur de l’été 2010. Michèle Alliot-Marie, alors garde des Sceaux, avait révélé une liste de 23 établissements pénitentiaires voués à la fermeture en 2017, dont la maison d’arrêt de Sarreguemines. Créé en 1902, l’établissement ne répondait plus aux critères fixés par le plan de modernisation des prisons françaises. 

Afin d’éviter une fermeture pure et simple, une proposition a dernièrement été soumise à la Chancellerie : créer à la place une structure spécialisée dans la prise en charge des délinquants sexuels, plus précisément des pédophiles présentant de hauts risques de récidive. Ce projet est d’une certaine manière innovant, dans la mesure où il n’existe nulle part ailleurs une telle structure. La nouvelle unité fonctionnerait en lien avec le Centre Hospitalier Spécialisé (CHS) de Sarreguemines. Ce dernier accueille déjà la plus grande unité pour malades difficiles en France et dispose de 166 lits sur 760 au total. 

La décision concernant l’avenir de la maison d’arrêt actuelle devrait intervenir avant la fin du second semestre. 

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3 Commentaires

  1. bloggerslorrainsengages

    6 mai, 2011 à 21:45

    Si la maison d’arrêt de Sarreguemines fermera ses portes dans un avenir proche, un projet de centre spécialisé dans la prise en charge des délinquants sexuels s’installerait dans les murs de cet établissement construit en 1902 et dont les 71 places théoriques sont depuis largement dépassées. Un projet unique en France qui bénéficie du soutien du Centre Hospitalier Spécialisé de Sarreguemines, qui dispose de la plus grande unité pour malades difficiles de France avec 166 lits sur 760 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/21/renovation-de-lumd-de-sarreguemines/). La nouvelle structure accueillerait notamment des pédophiles présentant un haut risque de récidive.

  2. bloggerslorrainsengages

    25 avril, 2012 à 20:05

    Après plusieurs mois d’incertitudes et d’interrogations, le devenir de la maison d’arrêt de Sarreguemines est enfin clarifié.

    L’établissement faisait partie de ceux voués à disparaître en 2017. Construite en 1902, la maison d’arrêt de Sarreguemines n’était en effet plus jugée conforme au plan de modernisation des prisons françaises annoncé en juillet 2010. Ce dernier prévoyait la fermeture de 23 structures. Un chiffre par la suite revu à la baisse, même si Sarreguemines figurait toujours au banc des condamnés, puisqu’il était prévu de créer un centre pénitentiaire à Oermingen, situé à 15 km de là. Celui-ci aurait abrité une maison d’arrêt et un centre de détention. La prison de Sarreguemines n’avait donc plus lieu d’être. Sauf qu’il n’est plus question de créer un tel centre pénitentiaire, mais de rénover l’existant et de finalement sauvegarder la maison d’arrêt lorraine.

    Ce retournement de situation est le résultat de la mobilisation d’un ensemble d’acteurs politiques, syndicaux et médicaux. Sarreguemines deviendrait ainsi une structure spécialisée dans la prise en charge des délinquants sexuels présentant un haut risque de récidive. Une telle spécialisation carcérale serait un gage de pérennité et une première en France. Actuellement, l’offre de soins en direction des pédophiles est très hétérogène et dépend des prisons. Le personnel pénitentiaire n’est pas formé.

    Si le projet lorrain se concrétise, il sera mené en partenariat avec l’Institut Philippe-Pinel, de Montréal. Le Canada est en effet le pays qui observe le plus faible taux de récidive des pédophiles grâce aux thérapies comportementales et cognitives mises en place, comme l’inhibiteur de libido, plus connu sous le nom de castration chimique.

    Pour l’heure, la capacité de la structure et sa date d’ouverture ne sont pas connues. Pour cela, il va falloir au préalable obtenir un label, évaluer les besoins et former le personnel. Sans compter la rénovation qui sera indispensable si un tel établissement voit le jour.

  3. bloggerslorrainsengages

    17 octobre, 2012 à 15:34

    La maison d’arrêt de Sarreguemines, qui devait fermer ses portes en 2017, est finalement maintenue suite à la décision du ministère français de la justice d’abandonner le projet de construction du nouveau centre pénitentiaire d’Oermingen en Alsace (qui s’était d’ailleurs mué en cours de route en centre de détention) pour des raisons budgétaires. La structure n’accueillera donc pas de délinquants sexuels présentant de hauts risques de récidive.

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