A trois journées de la fin du championnat, les basketteurs de Sainte-Marie/Metz ont d’ores et déjà obtenu le droit de monter en Nationale 2, soit le quatrième échelon français, grâce à leur victoire à Wasquehal 60 à 70. Avec 18 succès sur 19, le club lorrain est le seul élu d’un groupe dense, puisque composé de ligues fortes comme le Nord ou Paris. Reste désormais au club mosellan à réussir à se pérenniser dans le top 100 français, là où se baladent joyeusement des villes touristiquement et/ou sportivement reconnues comme Cognac, Monaco, La Rochelle, Saint-Brieuc, Caen ou encore Marseille.
Après Nilvange, Forbach, le CO Messin et Sainte-Marie, le tout en 40 ans à peine, la Moselle lance donc son dernier atout dans un jeu décadent, tant la discipline a perdu de son aura, de sa puissance et de sa quiétude.
La joie un peu folle du modeste club mosellan contraste cependant avec le cercle des géants disparus dans une Lorraine-Nord atteinte de désertification. Si l’accession de l’Union Sainte-Marie/Metz, véritable aigle à deux têtes, constitue une bonne nouvelle, il ne faut cela dit pas se leurrer : le basket lorrain va mal, à l’image des clubs de Joeuf et de Longwy qui n’en finissent plus de descendre aux enfers.
Dans l’ombre d’un SLUC Nancy hyper professionnalisé et d’un passé à la gloire écornée, cette accession peut paraître désuète. Etrangement, cette accession constitue même un signal d’alarme, une sorte de cris de désespoir. Il est désormais temps pour les clubs lorrains de réfléchir autrement que par le passé, en essayant de trouver des synergies et des unions, afin de remonter le niveau. Plus facile à dire qu’à faire, certes.
A l’image du basket français, la Lorraine s’est endormie sur ses lauriers, délaissant maladroitement ce qui avait forgé sa flatteuse réputation, à savoir la formation.







