Centre de ressources numériques sur la Lorraine

Une trémie pour unir Marange et Silvange

Alors que Marange et Silvange ont uni leurs destins il y a 200 ans, les deux villages vont peut-être enfin trouver l’unité qui leur manquait jusque-là en raison de la fameuse Nationale 52 qui coupe la commune en deux. 

En effet, dans le cadre du projet de voie rapide (VR 52) qui doit relier l’A4 à l’A30, il est projeté de faire passer la nouvelle route dans une trémie souterraine de 400 mètres, ce qui permettrait ainsi à la commune de récupérer de l’espace en surface pour unifier ses deux parties. Il s’agit en réalité de deux tubes unidirectionnels qui accueilleront chacun deux voies de circulation. Ce double tunnel sera surveillé 24 heures sur 24 et disposera de panneaux à messages variables et de barrières en entrée. Il sera également doté de deux issues de secours au milieu de la trémie, de six niches de sécurité et de six niches incendies. La réalisation de ce passage représente un investissement de trente millions d’euros, pour un coût total estimé à soixante millions d’euros pour la section de la voie rapide entre Marange-Silvange et Rombas. Les travaux de la trémie devraient durer deux ans. Ils s’étaleront de janvier 2013 à décembre 2014. A noter que les travaux d’aménagement du reste de la section Marange-Rombas de la VR 52 devraient quant à eux s’étaler jusqu’en 2017. 

En surface, une voie reprendra le tracé de l’actuelle route nationale, afin de permettre la circulation de desserte, mais aussi pour accueillir les véhicules non autorisés à circuler sur la VR 52. La circulation sur cette voie n’aura cela dit rien à voir avec ce qu’elle est aujourd’hui, puisque elle devrait passer de 20 000 véhicules à environ 2 000. L’aménagement en surface sera également agrémenté d’un parc urbain, d’une esplanade et de jeux pour les enfants. De même, des techniques innovantes de protection phoniques seront utilisées. 

Aujourd’hui, le projet est abouti, financé et programmé. D’ailleurs, malgré l’opposition de certains, les sondages géotechniques, les études de déplacement des réseaux et les travaux d’archéologie préventive sont en cours ou déjà lancés. 

(Source : Le Républicain Lorrain du 12/02/11)

22 février, 2011 à 11:59


Laisser un commentaire