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Sur la route du trésor des Templiers en Lorraine : Episode III

Après avoir émis des hypothèses sur la pertinence de la présence du fabuleux trésor des Templiers en Lorraine et après avoir suivi les indices trouvés par un sourcier lorrain, nous mettons cette fois le cap sur l’ancienne Principauté de Salm et l’Abbaye de Salival. L’aventure continue … 

Rappelons en effet que la veille de l’arrestation des Templiers, au soir du 12 octobre 1307, un cortège comprenant trois chariots recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quitta le Temple de Paris sous la conduite de deux Templiers. 

Sachant que la distance entre Paris et Salival est d’environ 380 km et que la distance moyenne journalière parcourue par un cheval est environ de 20 à 30 km s’il tire un chariot, nous pouvons dès lors émettre l’hypothèse que le Grand Maître de l’ordre du Temple ou ses héritiers ait confié son trésor en 1307 à un représentant de la famille de Salm, indépendante du roi de France et appartenant au Temple, afin de le mettre en sécurité. 

En effet, si deux chevaux furent attelés à chacun des trois chariots, trois chariots font que six chevaux auraient parcouru 20 à 30 km par jour. Supposons que l’on change les deux chevaux tirant chaque chariot tous les jours avec un roulement de huit jours, sachant qu’il faut au moins 20 jours pour parcourir 380 km à une telle allure, il aurait donc fallu 48 chevaux pour faire la distance Paris-Salival. Si l’on ajoute les chevaux des deux Templiers, nous arrivons à la cinquantaine de chevaux ayant quittés le Temple de Paris. 

Il ne faut pas oublier par ailleurs que les Templiers ne pouvaient plus compter sur leurs commanderies situées en France pour changer leurs chevaux car elles devaient être surveillées par les gens du roi de France depuis leur arrestation. Par conséquent, ils devaient assurer le renouvellement de leurs chevaux frais. Ils n’emmenèrent pas de nourriture pour leurs montures, dans la mesure où ils devaient les faire paître dans les prés et les clairières au cours du trajet, dont une bonne partie s’effectua en forêt. 

Les Templiers avaient l’habitude de processionner en troupe dans Paris. Leur cortège n’a donc pas du attirer l’attention des habitants ce jour-là. De même, le cortège n’a pas pu être rattrapé par les troupes du roi de France car il avait de l’avance et il fallait des jours pour transmettre un avis de recherche dans le royaume. 

Le cortège a probablement emprunté le chemin historique reliant Paris à Reims, chemin utilisé par les rois de France pour se rendre à la cérémonie du sacre, avant de rejoindre la voie romaine allant de Reims à Metz en passant par Tarquimpol en direction de Strasbourg. 

Les archéologues pensent qu’il existait un embranchement de la voie romaine menant directement au site de Salival, ce qui est rare, car les voies romaines ne possédaient généralement pas d’embranchement. Ce fait démontre que le site de Salival avait une grande importance à l’époque romaine

Les Templiers de Vic sur Seille se replièrent en 1264 à la commanderie de Gélucourt, après avoir vendu tous leurs biens à l’évêque de Metz. Ils ont très bien pu alors s’intégrer au monastère de Salival après la dissolution de leur ordre. En effet, après la promulgation de la bulle papale stipulant la dissolution de l’Ordre du Temple, les Templiers devaient encore respecter leurs vœux monastiques. Ils ne pouvaient donc pas regagner la vie civile. 

La famille princière de Salm, qui est à l’origine de la fondation de l’Abbaye de Salival, a très bien pu cacher leur trésor dans cette abbaye, qui bénéficiait de la protection de Château-voué, dont la forteresse a été bâtie au XIIIème siècle sur ordre de l’évêque de Metz. Il fallait en effet choisir un lieu religieux puissant non lié aux Templiers et très bien gardé pour cacher le trésor.

Ce dernier pourrait alors encore reposer dans la chapelle souterraine dédiée à Saint Fiacre, ou dans le souterrain qui mène à Château-voué, voir même à l’emplacement servant de cimetière des chanoines sous les ossements puisqu’une légende locale affirme qu’une statue de la Vierge en or fut retrouvée à cet endroit, ou bien encore dans une cachette dissimulée sous les pavés des deux plans d’eau situés derrière la demeure des moines … 

En effet, il y a une forte probabilité qu’il y ait eu un passage de Templiers à l’abbaye. Une chapelle souterraine existe bel et bien et le plan du site fait mention d’entrées de souterrains communiquant avec Vic-sur-Seille, Château-Voué et d’autres villages. 

Enfin, il est dit que les Templiers auraient pris la route en direction de l’Angleterre ou de l’Amérique. Mais, aucun document ne rapporte que le contenu des trois chariots ait été transporté par bateau. Il pourrait dès lors s’agir d’une fausse piste comme savent en propager les militaires quand il s’agit de cacher la véritable destination…

(Source : http://salival.pagesperso-orange.fr/index.htm)

15 janvier, 2011 à 21:22


2 Commentaires pour “Sur la route du trésor des Templiers en Lorraine : Episode III”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    En fait, il ne s’agit pas des Vosges, mais d’une abbaye près Château-Salins (ferme aujourd’hui).

  2. Michel HENRY écrit:

    « MYTHES ET POLÉMIQUES DE L’HISTOIRE »-Studyrama perspectives-2008.Page 74. Article de J. HEERS et JP DESCHODT : « Cela fait maintenant sept siècles que le fameux trésor des Templiers fait fantasmer…des milliers d’ouvrages ont été écrits sur le sujet, souvent d’ailleurs parce que c’est « vendeur »…Pourtant, le trésor du temple demeure introuvable…Car, en 1307, le Temple était ruiné… ».

    La légende du trésor des Templiers s’est construite assez récemment : je crois que c’est G. de Sède qui a inventé l’histoire des chariots « pleins d’or », à moins que ce soit Charroux ? Je suis ravi de voir les comtes de Salm entrer dans cette histoire.

    Les historiens ont souvent des mots très durs pour ces colporteurs de légendes et ces « vendeurs » de papier.


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