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Le CREPS de Lorraine peut-il disparaître ?

Alors que ses indicateurs sont au vert et qu’il ne cesse de briller par ses résultats et la qualité de ses infrastructures, le CREPS (Centre d’Education Populaire et de Sport) de Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/23/maintenu-par-paris-le-creps-de-lorraine-se-mue-en-campus-dexcellence/), numéro 4 en France sur les 16 structures encore existantes, pourrait bien disparaître. 

Pourquoi imaginer un tel scénario ? Tout simplement parce que l’emprise foncière du centre est extrêmement convoitée par la clinique d’Essey-lès-Nancy, placée juste à côté et qui désirerait s’étendre. Et comme les militaires de la caserne Kléber sont sur le départ, certains politiques font pression pour que les sportifs y déménagent … pour la modique somme de 120 millions d’euros et une friche militaire à dépolluer. Le jeu en vaut-il la chandelle, alors même que des investissements de plusieurs millions d’euros ont et sont encore consenties pour renforcer et améliorer toujours plus les infrastructures du CREPS ? Certainement pas ! Ce serait tout bonnement balancer de l’argent public par les fenêtres. Encore une fois (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/01/12/la-chasse-aux-gaspilleurs/). 

Autant de travaux qui ont depuis quelques temps complètement transfiguré le CREPS de Lorraine sous le regard ébahi et admiratif des directeurs de tous les autres établissements du même type. Une démarche engagée qui vise l’excellence. Loin devant ses voisins du Grand Est situés à Strasbourg, Dijon et Reims, le centre lorrain, qui forme de nombreux athlètes pour les Jeux Olympiques ou les Championnats du monde, ne cesse en effet de progresser. Le meilleur exemple pour s’en convaincre est la réalisation du Pavillon d’Hôtes pour un montant de deux millions d’euros. Un vrai hôtel deux étoiles de onze chambres à même d’accueillir les sportifs de renom. Et que dire aussi du pas de tir à l’arc intérieur-extérieur rénové, des couloirs d’athlétisme impeccables, des énormes travaux réalisés pour le handisport, de la structure médicale prochainement reconstruite, de l’espace de récupération haut de gamme qui s’élève, ou encore du Pôle espoirs de football agrandi avec davantage de jeunes et un deuxième terrain qui viendra s’ajouter au terrain synthétique existant ? 

Le CREPS, qui fonctionne comme une véritable entreprise, s’apprête en effet à effectuer un gros effort pour le Pôle espoirs de football qui accueille pour le moment 16 adolescents triés à partir d’un groupe de 600 candidats. L’agrandissement des installations permettra d’en doubler les effectifs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/19/football-le-futur-centre-interregional-de-preformation-a-nancy/). Des clubs professionnels comme l’AS Nancy-Lorraine, le FC Metz et le RC Strasbourg sont d’ores et déjà intéressés par une telle plateforme de recrutement. Mais ce n’est pas tout, puisque l’établissement d’Essey abrite également en tout six disciplines olympiques, soit trois fois plus que Strasbourg et six fois plus que Dijon. La comparaison n’est donc pas tenable. 

A noter enfin que le CREPS de Lorraine est officiellement en passe de devenir le Centre de Ressources, de l’Expertise et d’optimisation de la Performance Sportive (CREPS toujours, le « O » de optimisation n’apparaissant pas). Un même sigle mais pour des orientations différentes. Les spécialistes en la matière remarqueront que cette appellation n’est autre que celle tirée de l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Ce qui signifie que le centre nancéien est sur le point de devenir un site pilote entre la Lorraine, le Grand Est, les Pôles français et les autres pays frontaliers. Les chiffres de l’accomplissement d’un tel projet donnent déjà le vertige : 4,5 hectares, une cinquantaine d’emplois à temps plein, une vingtaine d’intervenants, cent cinquante athlètes dont onze qualifiés pour les JO de Pékin sans oublier les cinq cents stagiaires qui viennent décrocher leurs diplômes d’éducateurs sportifs. 

Pour toutes ces raisons, nous dirons tout simplement en conclusion : pas touche au CREPS de Lorraine ! 

30 juin, 2010 à 18:23


Un commentaire pour “Le CREPS de Lorraine peut-il disparaître ?”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le CREPS de Lorraine ne déménagera finalement pas sur le site Kléber. Au contraire, une partie des activités de la clinique Pasteur pourrait y être transférée.


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