Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

Saint-Avold prêt à capter du CO2

Le projet Ulcos de Florange (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/10/pour-le-captage-du-co2-a-florange/) pour le captage-stockage de CO2 issu des hauts fourneaux de la sidérurgie fait des émules. La plateforme de Saint-Avold-Carling a également fait connaître sa candidature. Il faut dire que cette technologie destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre des installations industrielles suscite un intérêt grandissant en Lorraine. Florange figure par exemple toujours parmi les pilotes industriels envisagés à l’horizon 2015. Or, si on sait aujourd’hui que la partie captage de CO2 sur un haut fourneau est très avancée, la question du stockage du dioxyde de carbone reste encore pour le moins épineuse. Un stockage souterrain n’est ainsi envisageable que dans des aquifères salins à plus de 1 000 mètres de profondeur. Il l’est aussi dans des couches de charbon non exploitées. C’est pourquoi une étude du Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) avait déjà relevé la possibilité de stocker du CO2, dans des aquifères salins dans le Nord de la Lorraine, mais aussi du côté du bassin houiller lorrain (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/03/associer-le-pays-naborien-au-projet-ulcos/). Par conséquent, le premier magistrat de la cité naborienne a dernièrement proposé le site de Carling-Saint-Avold pour stocker du CO2. Il s’agit ainsi d’anticiper le développement d’une véritable filière de stockage de ce gaz. Selon l’étude mentionnée plus haut, la zone non-exploitée d’environ 40 km² de Carling-Saint-Avold peut en effet stocker dans le charbon, plus précisément dans la tranche de 500 à 1 500 m de profondeur, plus de 34 millions de tonnes de CO2, avec en plus l’hypothèse d’accéder à 30 % du gisement. Une quantité qui correspond à dix ans d’émissions de la centrale Emile-Huchet de E.ON France située à proximité. Et comme le secteur fourmille d’industries émettrices de dioxyde de carbone, le complexe de Carling-Saint-Avold pourrait très bien accueillir un site pilote industriel de stockage de CO2. 

5 février, 2010 à 16:20


Laisser un commentaire