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Consommation de drogue et alcool : la Lorraine bonne élève

Pour les usages des produits dangereux les plus diffusés, à savoir tabac, alcool et cannabis, cinq régions se singularisent plus particulièrement. Deux parce qu’elles sont sur-consommatrices, trois à l’inverse car elles apparaissent sous-consommatrices. Ainsi, les régions Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon affichent des niveaux d’usages de tabac quotidien, d’alcool régulier, de cannabis régulier et d’ivresses répétées supérieurs à la moyenne française. Dans le même temps, le Nord-Pas-de-Calais, l’île de France et la Lorraine présentent au contraire au moins trois niveaux de ces consommations inférieurs à ceux des autres territoires. Comme quoi, rien de plus faux que les préjugés ! 

19 janvier, 2010 à 19:48


3 Commentaires pour “Consommation de drogue et alcool : la Lorraine bonne élève”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Pour faire le point sur les connaissances, Nancy a accueilli durant deux jours le premier congrès européen de tabacologie. Cette réunion scientifique a rassemblé médecins et scientifiques francophones venus de France, d’Allemagne, de Belgique, de Suisse et du Luxembourg. La position frontalière de la Lorraine ne l’aide pas à lutter contre le tabagisme. Les gens qui vont acheter au Luxembourg les cinq cartouches de cigarettes autorisées et qui approvisionnent par la même occasion tout le quartier en constituent un bon exemple. D’autant plus qu’ils en profitent généralement pour faire aussi le plein d’alcool. Il n’est par ailleurs pas interdit de fumer dans les bars, cafés et discothèques d’un Grand-duché qui a entraîné la fermeture des bureau de tabac lorrains plus ou moins près de la frontière. Le pays est également un nœud routier européen important et les transporteurs sont aussi des acheteurs, tout comme les dizaines de milliers de travailleurs frontaliers.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Au-delà de nos frontières, certains parviennent à se procurer du tabac à rouler vendu en seaux comme des barils de lessive à 25 euros le kg, alors que dans les bureaux de tabac lorrains c’est 10 euros les 100 g. Aujourd’hui, 20 % de ce qui est fumé en France ne passent plus par le réseau des buralistes. Au niveau frontalier, ce taux grimpe jusqu’à 40, voire 60 %. C’est d’autant plus énorme que cela représente une perte de recettes fiscales de près de 3 milliards d’euros. Depuis 2003, la Moselle a déploré 290 fermetures définitives, si bien que dans le département lorrain le nombre de buralistes actifs n’est plus que de 288.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    En 10 ans, la vente de cigarettes a chuté de 32 % sur l’ensemble du territoire et de 62 % dans le Nord et l’Est. Les buralistes estiment que le nombre de fumeurs n’a pas chuté d’autant. Selon une étude menée par le ministère de l’économie, des finances et du commerce, cette baisse représenterait une perte fiscale de trois milliards d’euros pour l’Etat français.

    En France, les cigarettes sont taxés 80 %. Le prix de vente d’une cartouche d’une célèbre marque américaine est de 57 euros. Il est de 48 euros en Allemagne et de 39 euros au Luxembourg.

    Selon la Fédération des buralistes, 5 500 bureaux de tabac ont fermé depuis 2003, dont la moitié dans des départements frontaliers. Il en existe encore 28 000 qui pèsent près de 120 000 emplois.


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