Accueil Economie La Lorraine pionnière du miscanthus

La Lorraine pionnière du miscanthus

3 min lues
1
0
22

La Lorraine est l’un des territoires les plus actifs en matière de plantation, de valorisation et de promotion de miscanthus giganteus, lointain cousin du roseau. Cet aspect pionnier, elle le doit en grande partie à René Gruber, 64 ans, ancien directeur de l’Institut Universitaire Technologique de l’université Paul Verlaine de Metz, aujourd’hui en charge du département génie des matériaux à Forbach. L’enseignant chercheur mosellan a en effet été le véritable promoteur de cette plante si particulière et si prometteuse dans le domaine des énergies renouvelables. Les premiers rhizomes ont été plantés dans les années 1990 en Lorraine. Stérile, la plante ne prolifère pas et n’est pas invasive. Elle est en outre pérenne et ne nécessite pas l’utilisation d’engrais.

Le miscanthus propose de même de nombreuses applications. La plante étant principalement utilisée comme combustible biomasse, en la mélangeant au bois dans des chaudières. Outre ses qualités de combustible, elle donne un bon rendement de paille, mais aussi la possibilité de la transformer par gazéification, voire même de lui trouver un certain potentiel dans les matériaux. Et c’est justement de telles caractéristiques qui permettent de la faire pousser facilement, même sur des sols très pauvres, voire des friches. Ses rhizomes peuvent également absorber les polluants de sols dégradés. Mais, le miscanthus giganteus n’a absolument pas vocation à concurrencer l’agriculture alimentaire, bien au contraire. Il a essentiellement pour but d’induire une activité économique de proximité, à petite échelle, en complément d’autres combustibles.

Forte de son avance en la matière, la filière lorraine est actuellement en train de se constituer en réseau, afin de mieux promouvoir et valoriser le miscanthus, avec peut-être à la clé des projets en partenariat avec les Sarrois, les Italiens, ou encore les Polonais. Histoire également de mieux décrocher des financements de l’Union Européenne. 

(Source : presse régionale) 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Groupe BLE Lorraine
Charger d'autres écrits dans Economie

Un commentaire

  1. bloggerslorrainsengages

    15 octobre, 2010 à 18:08

    Si le bois et la paille n’ont plus à faire leurs preuves dans le domaine de la construction, que ce soit dans le gros œuvre ou dans les matériaux divers pour traiter l’isolation, le chanvre et le miscanthus se font plus discrets, mais leurs propriétés ne sont pas moins tout aussi intéressantes. L’ortie n’a quant à elle pas encore dépassé le stade expérimental en laboratoire. Une filière lorraine basée sur ces matériaux de construction d’origine végétale se met tout doucement en place. Ce qui est très bien pour l’innovation et la diversité du tissu économique.

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Pour la passerelle du Lavoir…

Une nouvelle passerelle sur la Seille d’un montant de 192 000 euros a récemment été inaugu…