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Associer le Pays Naborien au projet Ulcos

Si nous pouvons nous inquiéter du fait que le projet Ulcos de Hayange-Florange n’ait pas été retenu par Bruxelles (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/29/hayange-florange-oublie-de-bruxelles/), dans la mesure où cela risque d’handicaper la revitalisation industrielle de demain en Lorraine, nous pouvons également imaginer d’y associer le secteur de la Moselle-Est, ainsi que des acteurs comme Total et E.ON. En effet, il est tout-à-fait possible de piéger le CO2 dans le gisement de charbon qui n’a pas été extrait, autrement dit dans la zone non exploitée de Carling-Saint-Avold. Selon les spécialistes, 34 millions de tonnes de CO2 pourraient être stockées dans la tranche de 500 à 1 500 mètres de profondeur, avec l’hypothèse d’accéder à 30 % du gisement. Une quantité qui correspond à dix ans environ d’émission de la Centrale Emile Huchet de Saint-Avold, propriété d’E.ON. Cette hypothèse est d’autant plus intéressante qu’il faudra à l’avenir, pour le développement d’un territoire, compter sur les infrastructures de captage et de stockage du CO2. Et justement, E.ON Benelux a dernièrement été retenu par la Commission Européenne pour bénéficier de fonds spéciaux pour des projets de captage de CO2. Alors autant en profiter et saisir cette opportunité ! Car le massif dépressionnaire du Warndt, s’il veut s’en sortir, doit également conserver sa vocation industrielle, en préparant par exemple la création d’une centrale à charbon propre. Si bien que développer une telle technologie en Moselle-Est serait tout sauf absurde, puisque selon les données disponibles, le choix d’une injection de CO2 dans le charbon, permettrait de stocker cinq fois plus de gaz que dans un réservoir souterrain classique. A noter également que cela induirait directement une augmentation de la production en surface de grisou. Or, certains envisagent justement d’exploiter ce gaz dans l’ancien bassin houiller (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/17/forage-a-folschviller/). La Moselle-Est serait-elle donc en passe de devenir une véritable terre d’énergies de demain ? En attendant et pour y parvenir, il reste encore beaucoup de questions à résoudre, à commencer par celles des financements publics ou européens à débloquer, afin de mener l’étude à terme, mais aussi et surtout d’effectuer les aménagements sur place. 

 

3 janvier, 2010 à 12:01


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