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L’Histoire toujours vivante à Verny

Aux portes de l’agglomération messine, Verny, avec son passé rural et ses 1 000 ans d’Histoire, mérite bien son surnom de « ville à la campagne ». Verny ne manque ainsi pas de curiosités, pour le plus grand bonheur de ses 1 995 habitants. La ville a par exemple connu deux châteaux. Le premier, dont on ignore encore la date de construction, a malheureusement été détruit par les troupes suédoises, alliées des Français, en 1635, au cours de la guerre Trente ans. Aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un pan de mur en pierre. Le second château a été construit par les seigneurs De Feriet. Certains éléments, comme trois tours et des dépendances, dont un magnifique pigeonnier, sont encore visibles depuis le parc de trois hectares. Deux bâtiments ont été rénovés afin d’accueillir des entreprises. 

Verny possède également une fontaine fortifiée. Pendant l’annexion allemande, elle servait de bloc de défense camouflé par une façade décorative. Elle était en outre un des éléments d’un plan d’ensemble comprenant les blocs de défenses situés en face de la mairie, près du pont en face de la gare de Pommérieux et de trois autres blocs protégeant la route de Nomeny. Les soldats se cachaient derrière pour avoir la rue en ligne de mire. Ils pouvaient de cette façon surveiller la traversée de la ville et le carrefour d’accès en provenance de Metz. La fontaine a fait partie des travaux de fortifications réalisés à partir de 1914 par les Allemands, afin de compléter les forts et autres ouvrages défensifs présents sur l’espace lorrain.

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Mais Verny est avant tout connu pour son fort imposant, le puissant groupe fortifié de l’Aisne (voir :

http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/17/verny-le-fort-a-coeur-ouvert/). Ce dernier a été construit de 1904 à 1910 par les Allemands pendant l’annexion. Il fait lui aussi partie d’un ensemble bâti afin de protéger Metz, qui était à l’époque la ville la plus fortifiée du monde. L’ouvrage a hérité du surnom de « gardien de la vallée de la Seille » en raison de sa position stratégique. Les troupes du Reich l’avaient quant à elles appelé Feste Wagner, du nom d’un général. Aujourd’hui, grâce à la formidable Association pour la Découverte de la Fortification Messine (ADFM), les visiteurs peuvent y découvrir les trois batteries à canons et à obusiers (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/07/10/du-neuf-au-fort-de-laisne-a-verny/), les quatre casernes où vivaient jusqu’à 1 250 soldats, les observatoires d’infanterie ou encore l’impact de bombes au milieu des 47 hectares de forêt entourant le fort. Le parcours, qui alterne entre visite d’intérieur et d’extérieur, est saisissant. Tout comme le décor offert par ces allées de fils de fer barbelé. Une atmosphère particulière, hors du temps. Mais rassurez-vous le chemin est sécurisé. On apprend également que les bâtisseurs de la Ligne Maginot n’ont rien inventé. Tout ou presque avait déjà été préfiguré ici. Les Allemands avaient même construit des batteries factices afin de tromper l’ennemi. Les visiteurs arpentent également une partie des souterrains qui relient les différents ouvrages militaires entre eux. La manœuvre d’une tourelle pour canon de 10 cm et le tir à blanc d’un canon de 5,3 cm constituent peut-être le clou de la visite, tout comme la découverte des magnifiques fresques peintes par des soldats dans la salle de repos. A noter que les 11 et 12 septembre 2010, l’ADFM célèbrera en grande pompe le centenaire du fort, avec notamment plusieurs reconstitutions historiques. Une centaine de figurants déguisés selon les périodes marquantes du fort, depuis le Second Empire jusqu’à 1944, plongeront les nombreux curieux dans le passé. En attendant, les membres de l’association s’activent à restaurer une batterie d’obusier de 15 cm et à aménager un point de vue sur la vallée de la Seille. 

Enfin, si Verny est riche de son histoire, la ville n’en oublie pas moins son avenir. En effet, un collège de proximité, qui pourra accueillir jusqu’à 500 élèves, devrait être construit d’ici à 2013. Il n’y a pas à dire, il fait bon vivre à Verny ! 

24 décembre, 2009 à 14:18





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