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Poste frontière de Zoufftgen : un anachronisme qui dure

A l’heure où l’Union Européenne est aujourd’hui une réalité bien physique et concrète, notamment pour ce qui est de la libre circulation des hommes et des marchandises, le poste de l’ancienne frontière de Zouffgen, entre la Lorraine et le Luxembourg, fait véritablement figure d’anachronisme, pour ne pas dire de parodie. Ce vestige folklorique de l’Europe d’avant Schengen constitue un véritable goulot d’étranglement. Il n’est certes pas entièrement responsable de tous les embouteillages constatés sur l’A 31 et sur son pendant luxembourgeois, à savoir l’autoroute A 3,  aux heures de pointe notamment, mais il aggrave sans conteste les problèmes de circulation, surtout si les agents des services des douanes de l’un ou l’autre pays décident de procéder à des contrôles en neutralisant pour cela l’une des deux voies. Cela dit, le poste frontière de Zoufftgen s’inscrit dans une problématique plus vaste et plus complexe, à savoir celle de l’engorgement chronique du réseau routier luxembourgeois, qui ne peut faire face à la pression conjuguée du trafic international et des navettes des travailleurs frontaliers. Au-delà des axes autoroutiers, ce qui ne va pas en matière de circulation des flux et des transports au Luxembourg, c’est que ce petit pays n’offre aucun itinéraire de délestage satisfaisant. Les frontaliers lorrains qui préfèrent éviter l’autoroute en connaissent d’ailleurs un rayon, puisque leur galère commence déjà au centre de Frisange, où un carrefour à feux tricolores constitue une source d’embouteillages quotidienne. 

22 décembre, 2009 à 14:28


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