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Un contournement et un viaduc à repenser

La route nationale 52 dessine un contournement de Longwy, qui a certes le mérite d’exister depuis une vingtaine d’années, mais qui s’avère franchement peu satisfaisant en raison de l’augmentation continuelle du trafic. La RN 52, qui est en réalité un prolongement de l’autoroute A 30 depuis Hayange, permet de relier une partie de la Lorraine à la Belgique et au Luxembourg. Un itinéraire où l’automobiliste doit constamment jongler entre les quatre, trois ou deux voies de circulation et où la vitesse oscille logiquement entre 70 et 110 km/h. Tout cela sans compter un viaduc de Piedmont qui a mal vieilli et qui devra subir une cure de jouvence. Un contournement par ailleurs dangereux, théâtre de plusieurs accidents mortels ces six dernières années. Par conséquent et en toute logique, il faudrait modifier de manière substantielle cette route, afin de fluidifier la circulation et d’augmenter la sécurité de ses usagers. Le problème, c’est que rien, mais alors absolument rien, n’est prévu par Paris. Il faudrait déjà, avant que des investissements importants comme le doublement des viaducs ou le passage à 2X2 voies soient lancés, que des études préalables soient menées. Si cette perspective reste envisageable d’ici à 2014, rien de concret ne semble malheureusement aller dans ce sens, c’est-à-dire vers une modernisation de l’itinéraire actuel. En attendant, le temps passe et la sécurité des automobilistes et des riverains est en péril.   

Comme précédemment annoncé, le viaduc de Piedmont constitue un point noir sur ce tracé. Construit en 1991, il présente la caractéristique d’être rectiligne avec un fort dénivelé. En plus de poser un problème de sécurité, l’ouvrage créé des nuisances sonores. Afin de les limiter, une sorte de capotage destiné à contenir le bruit avait été proposé par une association de riverains, mais le viaduc n’aurait pas supporté le poids de ce système. Ceci a donc fait apparaître que la structure même de l’ouvrage risquait de s’enfoncer dans un sol argileux. Certains se sont même rendus compte que de nouvelles grilles chargées d’effectuer la jointure entre les blocs du tablier faisaient un bruit bizarre au passage des véhicules. Afin d’y remédier, il semblerait que les joints soient changés en 2010. Enfin, un autre problème se situe au niveau des appareillages d’appui, c’est-à-dire les éléments souples compris entre le tablier et les piliers. Ceux-ci doivent jouer l’effet de patin et permettent au tablier de bouger sans contrainte. Il est prévu de les changer d’ici … 4 à 5 ans. L’opération très délicate consiste à soulever le tablier de quelques centimètres au moyen de vérins hydrauliques. Cela nécessite un travail de modélisation informatique complexe, d’un coût supérieur à un million d’euros. Ces travaux entrent généralement dans le cadre d’une grande révision qui se pratique lorsqu’un ouvrage a entre 20 et 30 ans. Là, il faudra intervenir plus tôt sur une structure qui a mal vieillie. 

(Source : presse régionale) 

17 décembre, 2009 à 20:15


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