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Des centaines d’hectares de friches militaires à reconvertir

Les conséquences des iniques et odieuses restructurations militaires mettront du temps à être effacées dans l’agglomération messine. Même s’ils seront a priori cédés à l’euro symbolique aux différentes collectivités territoriales au cours des deux prochaines années, les centaines d’hectares de terrains militaires, mais aussi les casernes et les hôtels laissés vacants, seront à reconvertir (voir également : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/03/11/la-bombe-a-retardement-fonciere/). 

Les 378 hectares de la base aérienne 128 de Metz-Frescaty pourraient trouver une nouvelle destinée avec la création d’une éco-cité, dont le projet a dernièrement décroché un label environnemental (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/07/les-villes-de-lorraine-misent-sur-le-developpement-durable/). Mais il n’y a encore pour l’instant rien de concret. Une ferme photovoltaïque de l’UEM (Usine d’Electricité de Metz) pourrait également y voir le jour. Toujours est-il que l’ensemble du projet se fera sur 20 ou 30 ans et concernera des milliers d’habitants. La plaie encore fumante n’est donc pas prête d’être refermée. 

Au Sud-Ouest de l’agglomération, les quartiers Moutardier et Tournebride seront finalement conservés par le ministère français de la défense, afin d’y installer un gigantesque centre logistique de vêtements, de tentes et de matériels de bureau. A Châtel-Saint-Germain, dans les bâtiments du quartier Serret, capables d’abriter 1 200 hommes, la préfecture envisage d’installer deux compagnies et un peloton de CRS dans une moitié de la caserne, une fois que le Ier Régiment médical aura quitté les lieux, c’est-à-dire en 2011. Si une telle possibilité se concrétisait, il faudrait alors procéder à un aménagement des axes routiers pour permettre une sortie rapide des forces de l’ordre. Dans l’autre moitié des casernements, plusieurs possibilités sont actuellement à l’étude, comme l’installation d’un internat d’excellence. Des dortoirs, des salles de classe et une cantine pourraient en effet facilement être aménagés dans les lieux. Toujours à Châtel-Saint-Germain, le fort de la Folie, qui abrite actuellement un centre de transmission, restera la propriété de l’armée de l’air française. Le radar implanté sur la BA 128 y sera rapatrié. 

La préfecture aurait de même l’intention d’installer dans une partie du quartier Lizé, situé à Montigny-lès-Metz et qui sera libéré lui aussi en 2011, une cité administrative. Une autre partie de 10 hectares du quartier intéresserait le maire de la ville pour y construire … un nouveau collège ! Cette hypothèse ne fait donc que confirmer la fermeture de plusieurs établissements scolaires dans la région messine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger/). Enfin, la direction du Génie, dont les bâtiments seront cédés en 2010, pourrait accueillir le projet de Metz visant à abriter les chercheurs étrangers venus faire leur thèse dans la ville. En plein cœur du centre-ville, les petites pièces, qui pourraient facilement être converties en chambres, seraient parfaites pour cette cité des chercheurs. 

(Source : presse régionale) 

15 décembre, 2009 à 20:18


Un commentaire pour “Des centaines d’hectares de friches militaires à reconvertir”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    A l’heure actuelle, plus personne n’a de nouvelles du projet d’Eco-cité censé remplacer les friches militaires de la Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty une fois fermée.


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