Centre de ressources numériques sur la Lorraine

Pour le captage du CO2 à Florange

Alors que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont fortement augmenté ces vingt dernières années, il apparaît désormais urgent de développer le captage et le stockage du gaz carbonique. Parmi les candidats, le haut fourneau d’ArcelorMittal, à Florange-Hayange, se positionne dans le but d’accueillir cette technologie, appelée captage-stockage de CO2 (CSC). 

La réalisation de ce projet permettrait de relancer dans la course à la compétitivité le site sidérurgique lorrain. Ce dernier, qui porte sur la construction d’un démonstrateur, devrait d’ailleurs être le seul pour toute la filière sidérurgique. Il y aura certes une expérimentation sur le haut fourneau à recyclage gaz d’Eisenhüttenstadt en Allemagne, mais celle-ci sera suivie à l’horizon 2015-2016 par le démonstrateur industriel sur le P6 de Hayange. Le coût global du projet avoisinerait les 550 millions d’euros. En attendant, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), dont la vocation est de financer l’expérimentation de technologies à une échelle proche de l’application industrielle et qui est dotée d’une enveloppe de 450 millions d’euros sur quatre ans, a d’ores et déjà annoncé l’engagement de 100 millions d’euros pour les recherches liées au captage-stockage du CO2. En France, 5 projets seraient concernés. Même si l’Ademe doit encore en faire l’annonce dans les tout prochains jours, il semble que le démonstrateur sur le haut fourneau P6 Patural d’ArcelorMittal à Hayange serait soutenu. Dans cette optique, l’agence évoque le projet intégré de captage-stockage dans la sidérurgie, avec une plateforme recherche-développement pour le captage, le transport et le stockage du CO2 dans un aquifère salin. Rappelons que le captage du CO2 utilise les procédés d’extraction dans les fumées de combustion, dans le combustible initial ou après concentration par la présence d’oxygène. 

Dans le cas du haut fourneau à recyclage de gaz, les chercheurs d’Ulcos (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/03/16/une-lueur-despoir-pour-la-siderurgie-lorraine/) ont réussi à faire fonctionner le four de façon complètement nouvelle. Ils ont ainsi réinjecté le gaz produit dans le haut fourneau pour réduire le minerai en le séparant au préalable du CO2. En récupérant, après séparation, le CO2, il sera désormais possible en le compressant de l’injecter dans des cavités souterraines. Le transport vers un site de stockage peut quant à lui s’effectuer par gazoduc, pipeline terrestre ou sous-marin, ou encore par bateau. Notons qu’un tel transport du CO2 est déjà pratiqué à l’échelle industrielle depuis plusieurs années. Le stockage ou séquestration est réalisé par enfouissement sous pression, dans ce que les géologues nomment des « aquifères salins », entre 1 500 et 2 000 mètres de profondeur, dans des gisements de pétrole et de gaz épuisés ou des veines de charbon inexploitées. Mais d’un point de vue purement économique, il faudra, pour que le projet aboutisse, fortement faire baisser les coûts actuels de 60 à 80 euros par tonne de CO2 pour le captage. Le transport devra en outre être mutualisé et il faudra disposer d’une infrastructure adaptée. 

Enfin, d’autres substances éventuellement présentes dans le flux de CO2, comme l’oxygène, l’azote, … devront être prises en compte. Mais en réalité, c’est bien le stockage géologique qui focalisera l’attention du public et les riverains des projets. En effet, l’efficacité et la sécurité devront être assurées pendant l’injection du CO2 et la surveillance du stockage sur le long terme. Les chercheurs considèrent que le CSC sera mûr à l’horizon 2020. Ce n’est donc pas un hasard si, selon l’Ademe, les travaux de recherche doivent encore se porter en priorité sur le stockage, afin de réduire les incertitudes quant au potentiel des sites et leur comportement sur le long terme. Dans cette optique, il s’agira de développer des technologies de monitoring qualitatif et quantitatif pour surveiller le stockage. Il y a urgence, car dans l’industrie sidérurgique, il n’y aura guère d’autre solution que d’utiliser encore du carbone pour faire de l’acier avec du minerai de fer. 

(Source : presse régionale) 

10 décembre, 2009 à 18:25


Un commentaire pour “Pour le captage du CO2 à Florange”


  1. Abrahms écrit:

    ENERGIE
    Le nouveau Lobby “technologique” du captage et du stockage du CO2 Par: Y.Mérabet
    Au fait, le captage et le stockage du CO2 désignent une succession de procédés technologiques consistant à capter le dioxyde de carbone (CO2) présent dans les gaz rejetés par l’industrie, à le transporter et à l’injecter dans des formations géologiques. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et ce n’est qu’un prétexte pour la naissance de nouveau lobby “technologiques”, après le lobby pétrolier qui contrôle toutes les nos réserves pétrolières, ce véritable coupable de la libération massive du CO2 dans l’atmosphère.
    La mission principale du captage et stockage du CO2 (CSC) est la réduction des émissions de CO2 dues à la combustion de l’énergie fossile à des fins industrielles en premier lieu le charbon et le pétrole et les gaz conventionnels et non conventionnels. Selon le degré de respect de la règlementation de la lutte contre le réchauffement climatique par les Etats, il pourrait être dans les autres secteurs de l’industrie, qui émettent beaucoup de CO2 comme la cimenterie, le raffinage, la sidérurgie, la pétrochimie, la transformation du pétrole et du gaz, etc. Une fois capté, le CO2 est transporté vers une formation géologique adaptée, dans laquelle il sera injecté afin de l’isoler à court terme de l’atmosphère. Les conséquences des modifications de la biomasse sont actuellement imprévisibles, car les processus bio-réactionnels ont étés peu étudiés dans les conditions correspondant à celle d’un stockage de gaz acides. Cette capture et ce stockage du CO2 à la manière ‘hypocrite’ dans un réservoir naturel, ne se passera pas sans conséquences graves dans le moyen et long terme, car cette pratique est une source de fort déséquilibre thermodynamique (du coté mécanique), mais aussi peut perturber le fonctionnement biologique dans le réservoir. Du coté écologie et lutte contre le réchauffement climatique, il est certain que cette ‘technologie laboratoire’ et loin de servir cette lutte, bien au contraire dans le long terme il faudrait s’attendre à des transformations imprévisibles dangereuses de l’écorce terrestre. La consommation de l’énergie fossile nécessaire au maintient du niveau de développement des pays fortement industrialisés et à l’accroissement du niveau de vie celui des pays émergeants, s’accompagnera par des émissions croissantes de rejets du CO2 dans l’atmosphère, qu’il faudrait le ‘cacher’ sous terre, au même titre que les déchets nucléaires. Cette pratique insolente pour le mépris de notre terre, nous rappelle celle ‘d’un homme malade qui cache ses crachats sous son lit’. A cet effet, nous exprimons nos craintes sur l’invocation de la possibilité de séquestration qui pourrait conduire certains Etats à ne pas s’adopter à ce nouveau comportement mondial de réduction du niveau de la consommation ou à ne pas soutenir des politiques énergiques en la matière, ainsi que le reste des résolutions sur la question du réchauffement climatique. Il y a également accord sur le fait que la séquestration, certes ‘ incontournable’ pour les pilleurs de la planète, sera chère et posera des problèmes d’environnement, elle restera qu’un moyen. « curatif » contre les émissions et une façon de tromper les écologistes. D’autres moyens que la nature a développés pour absorber le surplus du CO2 de l’atmosphère sont plus humaines et justes, comme la reforestation par exemple. Cela semble beaucoup moins absurde de planter des arbres que d’aller enterrer du CO2 sous terre comme si la croute terrestre n’appartient plus à la terre! Quand on sait le coût d’une (1) tonne de CO2 dégagé dans l’atmosphère fait des dégâts évalués à plus de 2000 $ et que des milliers, sinon des millions d’Ha de nos forêts ont été détruites ou brulés, sachant qu’une superficie de 300 Km2 peut absorber 1 000 000 de tonnes de C02 en plus de ses innombrables effets bénéfiques pour l’homme et la nature. Il serait quand même utile de replanter des arbres partout et là ou on le peut. La forêt reste le seul moyen pour absorber définitivement les rejets délibérés du C02 que l’homme méchant fait jaillir de la terre. Certes le combat contre le réchauffement climatique est du long terme, que les pauvres doivent mener contre les riches, car ils ont besoin de vivre, mais viendra le jour ou nos enfants verront les effets, ils nous salueront d’avoir redonné vie à leur planète et oublieront notre malédiction. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et on n’y voit qu’un prétexte pour la naissance de nouveaux lobbies “technologiques” et des Etats corrompus : après le règne du lobby pétrolier sur la planète, voilà les véritables coupables de la libération massive du CO2 dans l’atmosphère depuis le siècle dernier.
    La séquestration du C02, une bombe à retardement
    Quand au stockage du CO2, les plantes font cela très bien depuis des millions d’années (c’est grâce à cela entre autre que le pétrole est apparu sur terre puisqu’il est issu par la transformation des plantes sous l’effet de la pression et de la température dans l’écorce terrestre, lors des mouvements tectoniques des plaques; ça prend quelques millions d’année, c’est bien pour cela qu’on ne parle pas de renouvelable, du moins à l’échelle humaine…). Des exemples naturels laissent penser que la séquestration longue durée est possible, mais non sans risques : certains gisements de gaz naturel contiennent une proportion importante de CO2, conservé sous pression depuis des millions d’années. Néanmoins, des fuites naturelles existent, parfois mortellement brutales comme dans le lac Monoun (1984) ou dans le Lac Nyos où l’émission soudaine d’une énorme « bulle » de CO2 a en 1986 tué 1700 personnes et des milliers d’animaux. Dans le cadre du Protocole de Kyōto, les entreprises séquestrant le carbone éviteraient des taxes et pourraient vendre leurs droits d’émission, tout en pouvant bénéficier de subventions et programmes de recherches, une règlement ne concernant plus les pays pauvres et en tète l’Algérie a industrie obsolète. D’une manière ou d’une autre, personne n’est capable d’affirmer que le carbone aujourd’hui présent sous forme de charbon dans le sous-sol ne se retrouvera pas demain dans l’atmosphère sous forme de CO2, participant ainsi à l’effet de serre. Le stockage géologique du CO2 est la seule façon de s’assurer, sans hypothèse hasardeuse sur l’action de l’homme dans des siècles, que ce carbone ne participera pas au réchauffement climatique. En 2006, le géologue américain Youcef Kharaka lança le message suivant à propos du stockage géologique du CO2 : quand on injecte du CO2 dans un aquifère profond, il déclenche une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l’étanchéité du stockage. Une alerte reprise par plusieurs articles de presse et sur le Net.
    A l’origine de l’annonce de Youssef Kharaka, une expérience d’injection de CO2 dans le sous-sol. Menée sur le site de Frio, dans le golfe du Texas, elle s’est déroulée en octobre 2004. Les scientifiques ont injecté 1 600 tonnes de gaz carbonique dans un puits creusé à 1 500 mètres de profondeur. Là, se trouve une couche de grès, perméable, poreuse, chargée en saumure. Puis ils ont mesuré, grâce à un puits d’observation distant de 30 mètres et par des prélèvements d’échantillons, les conséquences géochimiques de l’opération. En injectant ainsi du gaz carbonique, la saumure a baissé son pH drastiquement de plus de 6 aux environs de 3. Cette acidification brutale contribue à une dissolution rapide de minéraux carbonatés et au largage d’ions métalliques ainsi que de molécules organiques. Kharaka se posa la question : est ce que ces transformations géochimiques vont-elles se traduire par la «formation de chemins vers la surface», permettant ainsi le retour du CO2 à l’atmosphère ? Les métaux et composants organiques toxiques mobilisés peuvent-ils se retrouver ailleurs, dans des nappes d’eau utilisées ? Au final, faut-il abandonner l’idée du stockage géologique? La séquestration du CO2 intéresse un grand nombre de chercheurs et de décideurs, ainsi que le public, mais ne semble pas être une solution disponible à court terme ni opérationnelle à grande échelle à moyen terme. Des expérimentations sont en cours et une dizaine de projets d’envergure industrielle pourraient être opérationnels en 2010, mais ils resteront insignifiants par rapport aux émissions mondiales d’environ 25 milliards de tonnes/an de CO2. Pour séquestrer rien que 10% de ces émissions, il faudrait environ un millier projets de grande envergure, et plusieurs centaines de sites sécurisés, ainsi que des milliers de kilomètres de pipe-line pour enfin de ne rien faire avec ce CO2.
    Actuellement, des institutions comme Sonatrach, BP, Statoil, l’UE, ou encore le département US de l’énergie, ont contribué au financement du projet pour suivre le comportement des gaz dans le sous-sol à In Salah, utilisant le réchauffement climatique comme prétexte, leur intérêt c’est de faire du business, que du business. L’Algérie est utilisée par le lobby ‘technologique’ du CSG comme tremplin pour accéder aux futures gros marchés de carbone des pays de l’OPEP, qui se chiffre à plusieurs milliards de dollars. L’AIE (L’Agence Internationale de l’Energie), un instrument du lobby pétrolier mondial et des superpuissances économiques vient de saluer la réalisation du laboratoire de séquestration du CO2 de In-Salah par Sonatrach et encourage les autres pays de l’OPEP à suivre cet exemple, voilà les prémices d’une collaboration douteuse. Ceux qui est derrière le CSC sont déjà connus, les ministres corrompus des Etats du Sud, l’Agence Internationale de L’Energie, et en fin le lobby ‘Technologique’. Ce n’est plus le réchauffement climatique qui les intéresse, mais le réchauffement de leur portefeuille. De nouvelles évolutions (notamment en ce qui concerne le stockage) seront nécessaires et plusieurs obstacles devront être surmontés pour que la CSC devienne une technique de réduction déguisée des émissions de CO2 à part entière. De nombreux projets pilotes sont développés à différents stades dans le monde entier. Sonatrach est la première compagnie nationale de l’OPEP et des pays du Sud qui controverse les principes fondamentaux de la lutte contre le réchauffement climat en tendant la main au lobby ‘technologique’. Selon l’AIE, la technique du CSC pourrait être mise en place d’ici 2015 à plus grande échelle si ces projets pilotes obtiennent de bons résultats, voilà que l’enjeu des CSG qui se confirme après le sommet se confirme ?
    Conclusion L’existence de conflits d’intérêts entre deux agences de l’ONU, l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique, dont l’objectif principal est la promotion des centrales nucléaires dans le monde. L’Agence Internationale de l’Energie désinforme la réalité et communique des chiffres gonflés sur les réserves pétrolières et gazières pour rabaisser les prix du baril au profit de l’approvisionnement des superpuissances grandes dévoreuses d’énergie Des voix s’élèvent au sein des ONG des commissions, contre les lobbies mais cela ne suffit pas encore à les faire trembler.
    Les scientifiques qui osent, preuves à l’appui, se positionner contre les thèses officielles sont méprisés et décrédibilisés, ceux qui persistent voient leur carrière brisée, s’ils ne terminent pas en prison.

    N.B Le Dr. Vasco du Lawrence Berkeley National Laboratory fait des recherches sur les déformations de la surface du sol suite à l’injection de CO2 à In Salah dans le Sahara algérien. Un million de tonnes de gaz sont injectées par an à environ 2 km de profondeur. L’interférométrie radar a permis d’observer une élévation de la surface du sol de de 5mm par an sur des kilomètres…

    Expert en énergie (Algérian Society For International Relations)


Laisser un commentaire