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Création de deux nouvelles réserves naturelles en Lorraine

Les élus lorrains ont dernièrement approuvé la création de deux réserves naturelles à Lachaussée, dans la Meuse, et sur la zone humide du Moulin de Velving-Téterchen, en Moselle. Cette décision porte donc à six le nombre des sites lorrains classés. Rappelons que l’Etang d’Amel, la vallée de la Moselle, la Côte de Delme et la Tourbière des Charmes avaient déjà obtenu ce statut. Les élus ont de même entériné la « trame verte et bleue » de la Lorraine, conformément au Grenelle de l’environnement du gouvernement français, dont l’objectif est de permettre la connexion des zones de biodiversité à travers la sauvegarde de corridors pour la faune et la flore. Autrement dit, il s’agit de favoriser la préservation de zones naturelles en limitant le morcellement du territoire. A noter que « la trame verte » concerne les forêts. La « bleue » s’applique quant à elle aux espaces aquatiques.

10 décembre, 2009 à 18:17


2 Commentaires pour “Création de deux nouvelles réserves naturelles en Lorraine”


  1. Groupe BLE Lorraine écrit:

    La première réserve régionale naturelle de France a été créée en Lorraine, à Amel-sur-l’Etang, en Meuse, en 2006. Cette compétence, qui relevait autrefois de l’Etat jacobin français, a été transférée aux régions. La Lorraine en a classé cinq autres depuis : celle de la Moselle sauvage, du nom de la rivière qui coule entre Meurthe-et-Moselle et Vosges, de la Côte de Delme, de la Tourbière des Charmes dans les Vosges, de la zone humide du Moulin en Moselle de Velving-Téterchen et enfin de l’Etang de Lachaussée en Meuse.

  2. Groupe BLE Lorraine écrit:

    La réserve naturelle régionale de la zone humide du Moulin, située sur les territoires de Téterchen et de Velving, abrite une mosaïque d’habitats : deux plans d’eau, une roselière, une prairie humide, des marécages et une tourbière. Les plans d’eau sont de profondeur distincte. S’ils sont tous deux alimentés indirectement par l’eau des crues, par débordement pour ne pas assécher le cours d’eau, le moins profond ne sera jamais empoisonné, afin d’assurer sa colonisation par les végétaux, les amphibiens et les libellules.

    Le tracé du ruisseau a été modifié pour créer 800 mètres de méandres qui permettent aux sédiments de se déposer lors des crues de printemps. Le cours d’eau présente une belle biodiversité avec notamment des loches franches, des épinoches et des chabots. La réserve abrite également des reptiles, comme la couleuvre à collier, des lézards, des crapauds communs, des grenouilles vertes et rousses, des tritons, mais aussi des poules d’eau, des hérons cendrés, des canards souchet et colvert, des cygnes, des martins-pêcheurs, des chevaliers cul-blanc, ainsi que des criquets, des sauterelles et des papillons.


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