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Metz : le préfet est-il malade ?

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Telle est en effet la question que nous sommes en droit de nous poser suite à la gestion calamiteuse et pour le moins rocambolesque de la vaccination contre le virus de la grippe A/H1N1 dans la première ville de Lorraine. L’affaire qui tourne depuis quelques semaines à la farce grotesque ne serait pas aussi dramatique si la santé publique n’était pas en jeu. 

Déjà que les heures d’attente du seul centre de vaccination de Metz, une véritable aberration quand on sait que l’agglomération nancéienne en a … 5, ne se comptent plus, plus de 5 heures pour de nombreuses personnes, le tout dans une ambiance bien entendu délétère entre énervement et exaspération face au nombre beaucoup trop insuffisant de médecins et d’infirmiers, voilà que le second centre est déjà fermé avant même d’avoir ouvert. Du grand art. On ne pourrait pas faire pire. C’est une véritable catastrophe. Incompréhensible. En effet, celui-ci, annoncé il y a peu par le préfet rue d’Asfeld, en pleine ville, a finalement été jugé peu adéquate, compte tenu de l’étroitesse de la rue garnie de chicane, qui offre, et c’est le moins que l’on puisse dire, une possibilité de stationnement proche du néant, dans la mesure où les emplacements existants sont occupés en permanence et les environs immédiatement saturés. Finalement, après mûre réflexion, comme quoi ça peut arriver, les services de l’Etat français ont décidé de mettre le second centre de vaccination de l’agglomération dans un bâtiment fret de la SNCF situé au niveau de la ZAC de la Rotonde à Moulins-lès-Metz. Ce dernier, qui est un peu plus facile d’accès, ne sera cela dit opérationnel que le 5 décembre. En attendant, bon courage aux personnes qui oseront s’engouffrer dans le corridor de l’unique centre messin du palais des sports Saint-Symphorien, car la grogne risque de monter encore d’un cran dans les files d’attente. Il faudra se battre et jouer des coudes pour pouvoir se faire vacciner. Certains, à Metz, devraient pourtant, après ces incidents, moins rechignés à se faire soigner. En tout état de cause, même avec deux centres, le dispositif sera encore largement insuffisant du fait de l’augmentation des gens prêts à avoir la fameuse piqûre, et ce, malgré le refoulement honteux de tous ces volontaires qui n’ont pas encore reçu leur précieux bon de vaccination. Une sélection pas vraiment naturelle… 

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