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Le Traités des Pyrénées et ses conséquences pour la Lorraine

Le fameux Traité des Pyrénées a dernièrement fêté son 350ème anniversaire. Voici l’occasion pour nous de vous en rappeler les faits et quelques unes de ses conséquences à travers un itinéraire de 5 étapes dans la Meuse. 

Le Traité des Pyrénées fut signé le 7 novembre 1659 sur l’île des Faisans près d’Hendaye, entre la France et l’Espagne. Ce dernier donna à la France le Roussillon, le comté d’Artois, ainsi que des places de Flandres et du Hainaut. Mais il permit également à Paris d’annexer des territoires lorrains et luxembourgeois. L’Espagne avait en effet perdu le Luxembourg et les places fortes de Thionville, Montmédy, Chauvency, Damvillers et Carignan. 18 articles du traité concernaient la Lorraine occupée depuis 1632. Notre pays perdit ainsi 5 places fortes sur la frontière de la Meuse. Pourtant, le Duc Charles IV, allié des Espagnols, ne participa pas aux négociations, en raison de son attitude versatile qui avait abouti à son emprisonnement en 1653 à Anvers puis à Tolède. Un traité qui résonna donc un « Diktat » pour la Lorraine, qui perdit tout d’abord l’ancienne place forte de Clermont-en-Argonne. Cette dernière située à l’entrée du défilé des Islettes tenait la route vers la Champagne. En 1632, au début de l’occupation française, le Duc de Lorraine avait déjà du céder Clermont lors du Traité de Liverdun. Celui des Pyrénées ne fit que confirmer cette cession. Il donna également à la France la cité de Dun-sur-Meuse, qui constituait l’une des principales clés contrôlant le fleuve. Un circuit permet encore aujourd’hui de découvrir les vestiges de la place forte, dont une poterne. Stenay, qui donnait aussi sur la Meuse, fut de même cédée. Cette place était pourtant devenue l’une des plus puissantes forteresses du Duc de Lorraine, après la construction d’une citadelle entre 1609 et 1615. A noter que le grand magasin aux vivres est désormais occupé par le musée européen de la bière. La ville autour de la place aux arcades était également entourée de remparts. La cité défendue par le prince de Condé et les frondeurs fut prise en 1654. Située plus à l’Est, la ville de Jametz n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était. Les buttes de terre, situées au Sud sur la route y conduisant, constituent les derniers vestiges d’une solide place forte. Au XVIème siècle, Jametz appartenait aux princes de Sedan et devint calviniste. Le château-fort qui protégeait la ville fut assiégé en 1588-1589 par les Lorrains. Jametz fut défendu par Jean Errard, précurseur des fortifications bastionnées, qui remplaça donc les tours rondes par des bastions. Il parvint à résister 18 mois. Mais la ville ne resta ensuite que bien peu de temps lorraine du fait de l’occupation de 1632. Enfin, notre parcours meusien s’achève à Marville. En annexant cette place forte, Louis XIV parvint à s’avancer encore un peu plus loin à l’Est. Ainsi la France contrôla désormais toutes les rives de Meuse et se trouva directement au contact du Luxembourg. Si le Traité des Pyrénées mit fin à l’occupation française en Lorraine, les fortifications de Nancy furent néanmoins démolies. Le Duc de Lorraine revint alors de captivité et s’opposa à ce traité. Il rencontra ainsi Mazarin à Irun. L’affaire fut réglée trois ans plus tard par un nouveau traité signé à Vincennes. Mais le mal était déjà fait. 

(Source : presse régionale) 

7 novembre, 2009 à 18:47


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