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La Lorraine dit non à l’ANDRA !

Alors que tout le Grand Est de la France est toujours pressenti pour accueillir un centre de stockage et d’enfouissement de déchets nucléaires à vie longue en 2019, du fait de nombreux terrains géologiques présumés favorables, la Lorraine refuse, à juste titre, de devenir la poubelle radioactive de Paris. Une seule commune en Moselle, à savoir Baronville, avait dans un premier temps souhaité que l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) étudie sa candidature, fin octobre 2008. Cette dernière avait ainsi fait miroiter au maire la création d’environ 150 emplois et une potentielle manne financière et économique. Heureusement, 6 mois plus tard, la commune décidait d’abandonner la perspective d’un tel projet, préférant éviter la stigmatisation de « village fantôme de l’atome ». Le préfet de la Moselle, à savoir Bernard Niquet, n’avait alors absolument pas apprécié ce refus, prétextant que ces « réactions négatives » correspondaient à des signaux envoyés aux investisseurs », dans une province fortement touchée par la crise économique. A travers la rédaction de cet article, les BLE ne peuvent que s’insurger et condamner la position du représentant de l’Etat français. Car le renouveau lorrain et la revitalisation de notre territoire ne peut et ne doit en aucune manière passer par l’enfouissement de déchets nucléaires quelque soit leur nature. La Lorraine n’a encore une fois pas la vocation à devenir la poubelle radioactive de la France. Ce n’est absolument pas dans l’intérêt de notre belle province et de ses habitants que de risquer de dégrader ses magnifiques paysages naturels et de mettre en danger la santé publique avec un projet et une technologie dont on ne maîtrise toujours pas à l’heure actuelle les tenants et les aboutissements. La Lorraine n’a pas besoin maintenant d’être cataloguée comme centre d’enfouissement nucléaire. Il est de même tout bonnement inacceptable et intolérable de se servir du prétexte de crise économique pour affirmer et justifier le contraire. Bien que l’ANDRA annonce encore disposer d’une trentaine de candidatures, dont 6 en Lorraine, qui n’ont toutefois pas la même qualité géologique, ce n’est pas un hasard si sur les 3 115 communes du Grand Est présélectionnées d’office, à peine 42 (soit 1,35 % du total) avaient émis un avis positif, afin d’autoriser des investigations géologiques plus en profondeur. Et ce n’est pas les récents accidents et déclarations sur le nucléaire qui rassureront les Lorrains. Face à ce puissant désaveu, que l’ANDRA a d’ailleurs encore du mal à digérer, le calendrier de la construction du futur centre de stockage a d’ores et déjà et décalé. Enfin, rappelons que sur les 12 communes qui se sont depuis rétractées, il y a les deux villages de l’Aube d’Auxon et de Pars-lès-Chavanges. Sur le ban d’un de ces ceux-là, un dépôt nucléaire existe déjà. Et comme par hasard, ou pas, le taux de cancer a fortement augmenté dans les alentours en raison des couloirs de vent. Alors, à bon entendeur… 

(voir l’étude sur la question des déchets nucléaires publiée sur BLE Fondation: http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,dechets-nucleaires,311789.html)

20 octobre, 2009 à 17:32


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