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Infrastructures en Moselle : ce que demandent les entreprises

Devant l’urgence la situation et afin de tirer profit au mieux de tout le potentiel économique du département avant qu’il ne soit trop tard, les entreprises mosellanes, par l’intermédiaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de la Moselle, ont récemment fait part de leurs exigences et de leurs revendications pour ce qui est des transports routiers, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires. Si la signature des différents représentants des collectivités territoriales au sujet de la construction du second tronçon de la ligne à grande vitesse Est européenne a difficilement été acquise, beaucoup reste encore à faire. 

Ainsi, les entreprises demandent que les responsables politiques fluidifient l’A 31. Dans cette optique, une mise complète à 2 X 3 voies est bien évidemment évoquée. Cette solution à court terme devrait permettre d’absorber le trafic croissant. Les entreprises rappellent par la même occasion qu’en « l’absence de toute réalisation nouvelle, l’A 31 atteindra son niveau de saturation en 2015, avec des embouteillages de 6 à 8 heures par jour ». Cela dit, ces mêmes entreprises de Moselle souhaitent également obtenir la construction d’un nouvel axe autoroutier Nord-Sud complémentaire. Ce dernier apporterait ainsi une fluidité au trafic, ce qui laisserait l’A 31 aux seules connexions inter-villes. 

De même, les entrepreneurs veulent voir émerger un grand port mosellan allant de Metz à Frouard en passant bien sûr par Thionville-Illange. Celui-ci s’appuierait sur les ports existants, ainsi que sur les possibilités de développement de chacune de ses infrastructures. Metz est en effet le 1er port fluvial céréalier d’Europe, tandis que Thionville-Illange se positionne comme le 1er port fluvial français pour les produits métallurgiques. C’est pourquoi, l’Europort, défendu par les communautés d’agglomérations Portes de France-Thionville et Val de Fensch, trouverait toute sa cohérence à l’intérieur du grand port lorrain. Ce dernier constituerait ainsi un ensemble portuaire accessible au trafic international de deux pôles dans le département, séparés de seulement 25 km. La Moselle, fleuve européen, ne pourrait dès lors qu’être valorisée. 

Enfin, les entreprises souhaitent, et à juste titre, un plus ample développement de l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine (MNL), qui représente pourtant un véritable outil opérationnel. Il est en effet équipé d’une piste de plus de 3 000 mètres de long qui permet d’accueillir des gros porteurs. La CCI de la Moselle propose ainsi plusieurs voies de développement pour cette infrastructure remarquable. Tout d’abord, elle voit le fret comme un débouché naturel pour MNL. Il conviendrait donc d’arrêter de bloquer les conditions d’exploitation de l’aéroport, afin que les différents opérateurs intéressés puissent se positionner. En outre, les entreprises recommandent aux autorités de favoriser de nouveau l’accueil des compagnies « low cost », de conclure des partenariats avec d’autres aéroports pour permettre à certains vols d’être complétés à l’aide d’une liaison via MNL et donc d’étoffer l’offre pour les passagers. Enfin, il est absolument primordial que « les collectivités s’engagent dans le financement de ces différents développements », dans la mesure où la conjonction existante de l’aéroport et de l’autoroute ouvre « des possibilités exceptionnelles pour des implantations industrielles et de services ». 

(Source : CCI de la Moselle et presse régionale) 

20 octobre, 2009 à 17:28


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