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Lumière sur les trésors de l’évêché de Metz

L’évêché de Metz se tient place Sainte-Glossinde, dans les bâtiments de l’ancienne abbaye du même nom. Celle-ci, construite au VIIème siècle, a été maintes et maintes fois remaniée. C’est ce qui explique les différents styles architecturaux que nous pouvons observer. Au final, ce que retiendra le visiteur, c’est l’impression d’un labyrinthe, d’un véritable dédale lumineux et spirituel. Les différents bâtiments s’emboîtent en effet les uns dans les autres. Derrière les cours, se cachent des jardins secrets et bien entretenus. Tout est de même taillé pour attendre les cieux. Après avoir dressé ce bref portrait de l’évêché et de son contexte, partons à la découverte de ses trésors.

Eglise Sainte-Glossinde Metz

Intérieur richement décoré de l’église Sainte-Glossinde à l’évêché de Metz (Crédits photo : Marc DE METZ pour le Groupe BLE Lorraine)

A l’étage, ce dernier recèle une magnifique toile qui orne le couloir d’accès aux bureaux administratifs. Avant, c’était là que les sœurs avaient leurs cellules. La peinture, dont l’auteur nous est inconnu, date du XVIIème siècle. On peut y apercevoir Saint-Clément et le Graouilly. La scène se passe au col de la croix Saint-Clément. En s’approchant lentement du tableau, on y voit de gros navires remontant la Seille, qui était certainement bien plus large qu’aujourd’hui. Outre ses cours et son cloître, l’évêché abrite la salle du tribunal ecclésiastique, renommée officialité, censée trancher les litiges entre membres de l’Eglise. Cette salle renferme de bien belles boiseries, malheureusement en triste état. Si le pilier central présente encore son doré, deux demi-lunes peintes ont été récupérées par les Monuments Historiques afin d’être étudiées. Enfin, dans la cour principale, on peut apercevoir un mur et un vitrail de la chapelle Sainte-Gengoulf. 

Mais le trésor incontestable de l’évêché de Metz reste la chapelle Sainte-Glossinde, exemple unique d’édifice rococo dans la cité trois fois millénaire. Sa nef, très courte, était réservée aux moniales. Le transept accueillait quant à lui les laïcs. Le décor sculpté est très raffiné. L’œuvre la plus remarquable de la chapelle est sans nul doute la fresque de la coupole peinte par Girardet, artiste au service du Stanislas. Malheureusement, là aussi, la coupole et ses peintures ont besoin d’être restaurées d’urgence. Comme partout, l’argent manque. A noter que le mobilier, à savoir, autel, baldaquins, confessionnaux, statues, … est tout aussi remarquable. On peut de même encore lire les épitaphes funéraires de 14 religieuses dans la crypte. Une partie des caves est de même constituée de cryptoportiques gallo-romains. Ces derniers ont certainement servis d’entrepôt. L’autre partie a été aménagée comme abris durant la Seconde Guerre mondiale.

9 septembre, 2009 à 10:58


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