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350 millions d’euros investis à la centrale de Blénod

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En raisons des contraintes environnementales imposées par la commission de Bruxelles, les vieilles centrales à charbon d’EDF sont appelées à disparaitre. Elles devraient ainsi arrêter leur production à l’horizon 2015. Ce ne sera pas le cas de la centrale de Blénod-les-Pont-à-Mousson, où EDF va investir 350 millions d’euros dans un cycle combiné au gaz au niveau de la tranche numéro 5, afin de pérenniser le site. Le chantier bat son plein à l’heure actuelle. 200 personnes sont ainsi mobilisées en moyenne pour l’achèvement du génie. Cela dit, ce seront bientôt 600 ouvriers qui interviendront sur le site pour installer les chaudières et la turbine. Avec EDF, ce n’est donc pas un hasard si en Lorraine, d’autres opérateurs ont décidé d’investir dans le même procédé, à savoir EON France à la centrale Emile Huchet de Carling Saint-Avold, Poweo bientôt à Toul et Direct Energie près de Sarreguemines. Ce sont en tout cas autant d’investissements qui vont permettre de sécuriser la production d’électricité de pointe dans notre belle province. A noter que la tranche 5 de Blénod devrait livrer ses premiers KWh dès 2011, alors que les deux autres centrales thermiques d’EDF en Lorraine, à savoir celles de la Maxe et de Richemont sont condamnées. Cette dernière, qui fut acquise auprès de la sidérurgie en 1995 et qui fonctionnait au gaz des hauts fourneaux, a même déjà fermé définitivement ses portes au début de cette année, du fait de l’arrêt anticipé du contrat qui liait EDF à un certain ArcellorMittal. Le même sort attend malheureusement la centrale de La Maxe, dont les deux groupes de 250 MW au charbon devraient êtres stoppés à l’horizon 2015, alors que le site emploie encore plus de 120 personnes. La déconstruction des centrales de Richemont et de la Maxe prendront quelques années, entre 5 et 7 ans. Néanmoins, EDF entend bien conserver ces deux terrains et même ceux de Blénod, qui accueillent encore les tranches au charbon, dans le but de garder du foncier pour y construire de nouvelles unités à moyen terme, c’est-à-dire vers 2020. Il faut dire que ces terrains sont particulièrement bien situés et dotés d’excellentes infrastructures de transport. En effet, l’émergence de nouvelles technologies dans le thermique, notamment celle du charbon propre, avec possibilités de stockage du CO2 en Lorraine, offrirait à ce moment là de formidables opportunités pour EDF. Mais on n’en est encore pas là… 

(Source : presse régionale) 

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