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Centre Pompidou-Metz : une flèche pour atteindre des sommets

Le Centre Pompidou-Metz vient de prendre son allure définitive avec la pose de sa flèche d’acier de 24 mètres qui pèse plus de 4 tonnes. Voilà le centre d’art contemporain qui culmine maintenant à 77 mètres de hauteur, faisant ainsi référence, selon la conception des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines, à 1977, date d’ouverture du centre parisien. Tout un symbole. Il ne reste désormais plus qu’à faire les finitions. Mais les finitions d’un bâtiment de plus de 10 000 mètres carrés de surfaces intérieures, ça prend du temps. Ainsi, plus de 150 ouvriers seront encore mobilisés afin de peindre, d’installer les escalators, les faux-plafonds, l’électricité,… Un travail titanesque. De tout point de vue, le Centre Pompidou-Metz offre un volume impressionnant qui se répartira de la manière suivante : tout d’abord, les visiteurs seront accueillis dans le forum, imaginé comme un espace ouvert tel un véritable hall de gare et qui offrira une vue remarquable sur la charpente en bois du chapeau chinois. C’est également là que se trouveront la billetterie, le vestiaire et un café. La grande nef constituera quant à elle l’un des cœurs du centre messin. Avec 1 200 mètres carrés de surface d’exposition, une hauteur sous plafond oscillant entre 5,70 et 18 mètres, son volume est tout simplement époustouflant et surtout unique en Europe ! Même s’il y a bien le Turbin Hall de la Tate Modern de Londres, ce dernier n’est pas climatisé. Des œuvres sur trois galerie de 80 mètres de long entièrement modulables et qui offrent chacune une vue admirable sur des joyaux architecturaux de Metz : la gare impériale, l’église Sainte-Thérèse ainsi que la cathédrale Saint-Etienne et le centre-ville. A noter enfin que le Centre Pompidou-Metz disposera également d’un studio de création, d’un auditorium et d’un restaurant d’une centaine de couverts. 

L’exposition inaugurale, intitulée Chefs d’œuvres ?, et qui se proposera d’aborder une réflexion sur l’évolution des goûts et des jugements artistiques, s’annonce quant à elle exceptionnelle. Elle réunira ainsi des œuvres des plus grands musées du monde : le Louvre, le Quai Branly, Orsay, le Mudam de Luxembourg, la Fondation Beyeler de Bâle, le MoMA de New-York, … tous ont ainsi consentis à faire des prêts incroyables. A cette liste s’ajoute bien sûr 500 œuvres issues des très riches collections du Centre Pompidou-Paris. Cet octroi constituera ainsi la plus grande opération de prêt jamais réalisée. Il y aura vraiment de belles surprises. Des œuvres remarquables comme la Tristesse du Roi d’Henri Matisse, mais aussi d’autres de Picasso, Braque, Man Ray, Raysse ou encore Kandinsky seront exposées. 

En attendant l’ouverture au printemps 2010, les abords immédiats du Centre Pompidou-Metz commencent tout doucement à être aménagés. Il est en ainsi des jardins Nord et Sud. Le dernier fera d’ailleurs partie intégrante du musée. Il constituera un espace clos et intimiste, dans lequel pourront être exposées des œuvres. Son homologue sera quant à lui composé d’un jardin « plissé » particulièrement novateur. Il pourra en effet recueillir les eaux de pluies de la toiture du centre d’art contemporain. Par contre, derrière celui-ci, plusieurs dizaines d’hectares de terrains sont malheureusement toujours dépourvus de toute construction et de grues dans le Quartier de l’Amphithéâtre. Un véritable désert. Le retard de la halle commerciale bordant le parvis du musée est un exemple parmi d’autres, même si un permis de construire devrait normalement être délivré prochainement. Sa construction de verre et d’acier pourrait cela dit s’avérer assez rapide. Mais, quoi qu’il en soit, aucune construction ne sera achevée aux abords du centre Pompidou messin. Ce dernier sera tout simplement entouré de verdure, en attendant les immeubles. Un moindre mal.   

6 septembre, 2009 à 11:14


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