Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

Alea jacta est ?

L’adage latin semble de plus en plus coller à la peau de la cokerie de Carling Saint-Avold en Moselle-Est. En effet, faute d’un repreneur miracle, le sort de l’usine sera (définitivement) scellé le 1er septembre prochain, laissant une nouvelle fois sur le carreau des centaines d’ouvriers. Le plus rageant, comme à l’accoutumé, c’est que cette installation est tellement au point et son personnel d’une telle qualité que la cokerie pourrait encore tourner pendant au moins 20 ans d’après la direction. Pourtant, il y a quelque temps encore, l’usine voyait se dessiner le bout du tunnel, dans la mesure où des discussions avaient été engagées pendant plus d’un mois avec le sidérurgiste belge Ouferco, très intéressé par les installations lorraines. Mais, c’était sans compter la ténacité de la crise qui voyait le repreneur belge contrait de retirer son offre au grand dam des salariés mosellans. Pourtant, l’usine de Carling attire toujours des curieux, surtout Chinois, Indiens ou Brésiliens. Mais les industriels de ces pays émergents ne souhaitent pas aller plus dans le détail et n’ont surtout pas de véritable projet. Sauf peut-être de transférer le complexe dans leur pays une fois qu’il sera fermé. Et oui, il est tellement performant et ne coûterait alors plus très cher… Carling ou la nouvelle fuite des compétences industrielles… Si le ciel ne s’est toujours pas éclairci d’ici le 1er septembre, la cokerie fermera ses portes. 15 jours, à peine, devraient suffire à arrêter définitivement les installations. Ainsi, la vieille cokerie qui s’était pourtant offert une véritable cure de jouvence à la fin de l’ère des Charbonnages de France, aura bel et bien vécue…  Triste histoire. 

16 août, 2009 à 11:50


Laisser un commentaire