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La mirabelle reste le fruit d’or lorrain par excellence

Alors que la récolte de la fameuse mirabelle de Lorraine devrait débuter entre le 7 et le 10 août, faisons un petit tour d’horizon de quelques fruits emblématiques de notre belle province. Commençons bien entendu par la reine mirabelle, au doux parfum sucré et à la si jolie couleur teintée. Après trois années difficiles, la récole s’annonce bonne, le printemps ayant été particulièrement propice au développement des mirabelliers et à leurs fameux fruit d’or, pour qui la teneur s’annonce optimale, aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif. La mirabelle devrait ainsi être abondante sur les étales des marchés. La récolte est en effet estimée entre 12 000 et 14 000 tonnes. A noter qu’un tiers de celle-ci est consacrée à la consommation de fruits de bouche. Les deux autres restants sont transformés en confitures, compotes, fruits au sirop ou encore distillés. Dernièrement, afin de suivre les modes de consommation, un produit à base de fruits lyophilisés a permis à notre mirabelle d’investir le marché des adeptes du snacking, c’est-à-dire de ceux qui mangent en dehors des repas. Dans cette même optique, la première coopérative de mirabelles de Lorraine envisage de faire entrer la douce blonde dans la galaxie des smoothies, autrement dit, des boissons réalisées à partir d’ingrédients frais et naturels. Le but ultime étant que les nouvelles générations de consommateurs prennent goût au fruit d’or.  Rappelons que la filière mirabelles de Lorraine comporte près de 250 producteurs qui exploitent plus de 300 000 mirabelliers répartis sur plus de 1 500 hectares. Tout ceci constitue donc un potentiel total de récolte de 15 000 à 18 000 tonnes. Il n’est alors pas étonnant que la Lorraine pèse plus de 80 % de la production mondiale de mirabelles. Des quatre départements lorrains, seule la Moselle a vu sa production quasiment disparaître, bien qu’elle fût très forte dans les années 1950. Les trois autres, à savoir la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges produisent des quantités équivalentes. Enfin, notons que la filière génère chaque été pendant trois semaines plus de 1 000 emplois saisonniers. Elle en crée également en hiver pour la taille des vergers.

Outre ce fruit emblématique par excellence de la Lorraine, notre belle province recèle bien d’autres trésors gustatifs. Faisons donc le point sur les principales autres récoltes fruitières de Lorraine. La cerise a ainsi donné plutôt satisfaction dans les vergers cette année par opposition à la fraise, dont la saison a été plus que moyenne en raison de la grêle. Très décevante en quantité, cette dernière s’est cependant très bien rattrapée en qualité. La récolté des quetsches, qui devrait intervenir pendant la première quinzaine de septembre, s’annonce également bonne, à l’instar de sa grande sœur mirabelle, bien que son volume soit moins important. La cueillette de la myrtille a quant à elle démarré au début du mois de juillet dans les Vosges. Elle devrait se terminer fin août, pour une saison qui s’avère correcte. Enfin, prévue pour fin septembre début octobre, la récolte de pommes devrait être également bonne. Voilà qui devrait faire plaisir à tous les gourmets. Qu’ils n’oublient pas cependant que les cultures de l’abricot-pêche de Nancy et du melon de Lunéville devraient prochainement refaire leur apparition. Qu’ils gardent donc encore un peu d’appétit !

1 août, 2009 à 19:53


3 Commentaires pour “La mirabelle reste le fruit d’or lorrain par excellence”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Chez nous, les eaux-de-vie à base de mirabelle bénéficient actuellement de l’appellation d’origine réglementée « Mirabelle de Lorraine ». Selon les distillateurs, on serait proche d’obtenir la fameuse Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Il faut dire que cela fait 20 ans qu’on la réclame ! Officiellement, l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité qui gère l’AOC) serait débordé. Côté lorrain, le plus gros du travail est fait, que ce soit pour le cahier des charges ou pour la définition de la zone géographique. C’est quant même incroyable que la mirabelle de Lorraine ne soit toujours pas protégée par une AOC.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Les mirabelles de Lorraine séchées se commercialisent bien. C’est un ancien produit qui revient au goût du jour. En revanche, la commercialisation de Cracky Fruits est plus laborieuse. La mirabelle lyophilisée y apparaît sous forme de petites chips sèches, croustillantes et acidulées. Le tout est présenté dans de petits sachets qui se mangent sans faim. Mais le marché est difficile à capter, car les circuits de distribution sont en crise et sont par conséquent peu propices aux lancements de nouveaux produits. Les places sont chères dans les rayons et face aux barres chocolatées ou autres chewing-gums, Cracky Fruits ne fait pour l’instant pas le poids.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le cru 2011 fut unanimement apprécié pour sa qualité. Avec 20 % en dessous des prévisions, les volumes laissèrent cependant à désirer. En effet, seulement 7 000 tonnes de mirabelles ont été récoltées cette année en Lorraine, loin d’un potentiel estimé entre 15 000 et 18 000 tonnes par an.

    Les mirabelles ont eu une teinte jaune qu’on a rarement vue. Et comme elles avaient aussi cette petite pigmentation rouge qui plaît tant, elles ont été très prisées. C’est une erreur de penser que le soleil fait la qualité. Les fruits septentrionaux aiment les nuits fraîches et le temps couvert. Le mauvais temps du mois de juillet a constitué un atout et les arbres n’ont apparemment pas trop souffert de la sécheresse printanière.


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