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Deuxième phase de la LGV Est : 170 millions de la Lorraine

La Lorraine devrait prochainement confirmer, toutes collectivités comprises, si n’est déjà fait malgré les péripéties autour du dossier Vandières, un engagement financier de 170 millions d’euros pour la construction de la seconde tranche du TGV Est-Européen. Long de 103 km, ce dernier reliera Baudrecourt à Vendenheim. A noter que la majeure une partie du tracé se trouve encore en Moselle. Le chantier devrait enfin faire travailler plus de 6 500 salariés pendant 5 ans. Par les temps qui courent, c’est plutôt une bonne nouvelle, même si l’opération permettra d’ouvrir le véritable cul-de-sac ferroviaire que constitue Strasbourg.  Car, si le premier tronçon fut vécu comme une véritable révolution, puisque mettant les principales agglomérations de notre belle province à 1h30 de Paris, le bénéfice de la seconde tranche est nettement plus discutable, bien que s’inscrivant dans une indispensable ouverture à l’Est, dans le cadre de ce que l’on appelle aujourd’hui la « Magistrale européenne », à savoir un projet de ligne à grande vitesse reliant Paris à Budapest en Hongrie. Cela dit, notre province entend bien évidemment poser des conditions pour le financement de la réalisation de ce tracé. Car en réalité, la seconde tranche de la LGV Est, ce n’est ni plus ni moins 2 milliards d’euros pour gagner 20 minutes. Ces conditions se basent avant tout sur les bénéfices d’exploitation perçus par la Lorraine au sujet de la première phase, soit pour nous environ 40 millions d’euros. Ce montant accordé aux collectivités locales pour 2015 se calcule au prorata de leur participation au financement des travaux. Or, l’Etat français veut que la Lorraine renonce à ce bénéfice pour en faire grâce à Réseau Ferré de France. Non mais là, c’est véritablement le monde à l’envers. Déjà que c’est l’argent des Lorrains qui a contribué à financer la réalisation du TGV Est, et ce contrairement aux autres TGV, Méditerranéen et Atlantique notamment, payés par Paris, il na faudrait tout de même pas abuser en prenant une nouvelle fois les Lorrains pour des cons et des vaches à lait. Et qui plus est en période de crise où nombre de nos compatriotes souffrent. La Lorraine est y en effet en première ligne. C’est une décision inacceptable et tout bonnement intolérable et inadmissible. La Lorraine a donc bien entendu et heureusement annoncé qu’en cas de fin de non-recevoir ou d’absence de compensation, elle réduirait sa participation à 90 millions d’euros. La moindre des choses. Néanmoins, les exigences lorraines ne devraient pas empêcher la signature rapide d’un accord pour le lancement de la deuxième phase de construction de la LGV, une fois bien entendu la question de la gare Lorraine TGV réglée. Rappelons qu’avec plus de 23 millions de voyageurs en 2 ans, le succès commercial, auquel la SNCF ne croyait absolument pas, est indéniable au point que cette dernière aurait demandé 2 trajets supplémentaires pour les lignes Paris-Metz et Paris-Nancy, qui bénéficient déjà de 10 allers-retours quotidiens. Bien que le TGV Est n’ait pas radicalement changé la physionomie de notre province comme certaines personnes l’auraient souhaitée, il a tout de même apporté un dynamisme non négligeable, surtout dans les quartiers gares de Metz, Nancy, Thionville ou encore Forbach. Mais encore une fois la grande vitesse n’est appréciable que pour ceux qui ont les moyens de se payer un billet… 

29 juillet, 2009 à 15:58


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