Accueil Actualité Saint-Nicolas entre à l’INPI

Saint-Nicolas entre à l’INPI

5 min lues
1
0
77

La décision du conseil municipal de Nancy n’en fini pas de susciter polémiques et autres souvenirs de vieilles querelles. C’est vrai qu’en apparence, la volonté de Nancy de protéger les produits dérivés de la Saint-Nicolas à l’occasion de « Renaissance 2012 », le nouveau projet économique et culturelle de la ville, a de quoi être ambigüe. Ainsi, 4 marques seront déposées à l’INPI, l’Institut National de la Propriété Industrielle, à savoir, Saint-Nicolas, le Marché de Saint-Nicolas, les Fêtes de Saint-Nicolas et la Fête de Saint-Nicolas. Tout est dans la nuance, subtile, légère. A ceux qui rétorquent à juste titre que le patron de la Lorraine appartient bien au domaine public, les édiles nancéiens se montrent rassurants en affirmant qu’ils ne veulent bien entendu pas empêcher une ville d’organiser un défilé de Saint-Nicolas (et heureusement), mais simplement se protéger des produits dérivés mercantiles privés estampillés abusivement de ces appellations. L’Office de tourisme, qui vend également nombre de souvenirs et autres évocation de Saint-Nicolas, se frotte déjà les mains. Les élus rappellent de même que lors de deux grandes manifestations organisées respectivement en 1999 autour de l’Art Nouveau et en 2005 pour le 250ème anniversaire de la place Stanislas, des personnes mal avisées avaient vendu des produits dérivés ou voulu empêcher la vente de produits. C’est pour se prémunir contre ce genre d’agissements que la ville de Nancy se serait engagée dans une telle démarche, dans la mesure où Saint-Nicolas sera au cœur de certaines réjouissances de Renaissance 2012. Et la cité ducale a eu la main lourde, c’est le moins que l’on puisse dire, dans la définition précise des produis types dérivés des marques déposées. En effet, bijoux, porte-clés, boîtes, papier hygiénique, porte-monnaie, vêtements, cravates, vaisselle, ballons, confitures ou encore gâteaux constituent quelques exemples inscrits sur la longue liste et seront donc soumis à contrôles et autorisations. Concrètement, si un boulanger voudra fabriquer un pain d’épice de Saint-Nicolas, il devra auparavant obtenir l’accord de la municipalité. On ne rigole donc pas du côté de Nancy, avec cette décision qui peut paraître assez autoritaire tout de même. Dans dix ans, une fois que Renaissance 2012 sera passée, les marques retomberont dans le domaine public, enfin c’est ce qui est dit. Pour conclure notre exposé, s’il est vrai qu’il paraît de nos jours nécessaire de se protéger d’un point de vue juridique, il aurait été néanmoins franchement plus qu’intéressant et souhaitable d’associer l’ensemble de notre province à cette démarche, puisqu’aujourd’hui on prône l’union pour la formation d’une véritable métropole lorraine. Car si rien n’empêche d’imaginer un réseau de villes autour des festivités de la Saint-Nicolas, seule la ville voisine de Saint-Nicolas-de-Port y est pour l’instant associée. Une évidence diront certains…   

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Groupe BLE Lorraine
Charger d'autres écrits dans Actualité

Un commentaire

  1. David Sarrado

    16 juillet, 2009 à 8:40

    Bonjour,

    je vous suggère de relayer la pétition à ce sujet :

    http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=0cbdff7788f0a39fa56d4f0d43f5885a

    Cordialement.

Laisser un commentaire

Consulter aussi

La Lorraine : un pays d’émigration ?

Après avoir accueilli des travailleurs immigrés pour faire tourner ses usines et son écono…