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Le préfet avalise la fermeture du collège Robert Schuman !

L’établissement scolaire devrait bien fermer définitivement ses portes à l’issue de la prochaine année scolaire. C’est en tout cas ce que vient dernièrement d’ordonner le préfet Bernard Niquet. Ce dernier a même profité de l’occasion pour confirmer la fusion des collèges Bernanos et Georges de La Tour, avec fermeture de Bernanos au plus tard en 2015. Cet arrêté préfectorale pourrait sonner le glas du combat de nombreux parents d’élèves, enseignants et autres personnels qui s’étaient jusqu’à présent remarquablement mobilisés pour sauver leurs établissements de cette inique et absurde décision départementale.  Mais il en est rien et heureusement car les tribunaux pourraient une nouvelle fois être saisis pour contester cet arrêté. Pour le comité pour le retrait du schéma départemental des collèges en Moselle, il s’agit avant tout de reconstituer toute la mobilisation populaire. Une manière de faire influer les choses et de ramener les irresponsables politiques à la raison. Rappelons que le tribunal administratif de Strasbourg a été saisi afin d’annuler la décision prise en force par Philippe Leroy et ces acolytes le 30 mars 2009. Cette dernière actait la fermeture des collèges pour faire des économies au détriment de l’éducation et de l’intérêt de nos enfants. Pourtant Robert Schuman bénéficie de toute l’attractivité nécessaire avec une demi-pension tout juste rénovée, un amphithéâtre, un centre de documentation et d’information ultramoderne ainsi qu’un plateau sportif. Bernanos représente quant à lui le seul établissement public de Montigny-lès-Metz, troisième ville de Moselle. A ce jour, le président du département n’a toujours pas dénié répondre au comité qui lui avait adressé une lettre pour lui demander audience. Encore une magnifique preuve de citoyenneté et de démocratie ! Les démarches juridiques décrites précédemment s’appuient avant tout sur un document signé de la main même du premier ministre français qui indiquait « qu’aucune fermeture de collège ne pourra intervenir dans une ville touchée par des restructurations militaires », comme c’est le cas à Metz. Dans cette logique de parti et de politique politicienne, il apparaît donc que les représentants du soi-disant état parisien peine à s’accorder, se contredisent, et vont ainsi à l’encontre de l’intérêt de la Lorraine et des Lorrains. Une telle situation est inacceptable. Il est enfin bien dégoutant et choquant de constater à quel pont les représentants de l’Etat français ont fait preuve d’un manque de courage alarmant, préférant ainsi attendre le remaniement ministériel pour prendre une décision et de na pas la communiquer. Du grand art, une belle duperie oui…

30 juin, 2009 à 11:59


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