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Iseetech de plus en plus sur orbite

Après une année d’existence, Iseetech (Institut Supérieur Européen de l’Entreprise et des Technologies), créé à l’initiative du département de la Moselle, entend davantage fédérer les principaux acteurs institutionnels, économiques et universitaires locaux, afin de sauvegarder une véritable activité industrielle et de mettre en place une dynamique structurante pour la Moselle et la Lorraine. Dans cette optique, l’institut a bâti la première plateforme technologique inscrite dans le domaine du contrôle non destructif pour les matériaux composites à Saint-Avold. 8 équipements technologiques de haut niveau ont ainsi été commandés, pour un montant global de 1,9 millions d’euros. 6 ont déjà été livrés en 2008. Ils permettent de réaliser deux projets labellisés par le pôle de compétitivité lorrain Materalia. Dans le même temps, cette plateforme technologique s’organise en parallèle du Composite Park, implanté sur le site de Vernejoul et appelé, grâce à un financement de Total, à compenser le repli de l’activité chimique du pétrolier sur la plateforme voisine de Carling. Mais Iseetech se projette également dans l’avenir avec la création d’une plateforme multi matériaux axée sur l’assemblage et d’une autre, autour de la maintenance industrielle. Iseetech entend en outre réformer prochainement ses statuts en passant du cadre juridique d’une association à celui d’une fondation. Cela devrait ainsi permettre aux entreprises de faire des dons qui pourront être défiscalisés. Les fonds collectés serviront alors à des projets collectifs pour la région. En promouvant des solutions toujours plus innovantes, l’institut mosellan veut s’inscrire dans l’évolution même des matériaux, appelés à être de plus en plus légers dans l’automobile, l’aéronautique ou encore dans l’assemblage. La problématique de la maintenance industrielle devrait d’ailleurs devenir de plus en plus cruciale car les entrepreneurs veulent réduire leurs coûts. La Lorraine se donne ainsi l’ambition légitime d’être présente dans ce siècle qui sera celui de la technologie et des sciences appliquées. En attendant, Iseetech prévoit d’ores et déjà d’investir plus de 5 millions d’euros dans de nouvelles installations techniques et de participer à hauteur de 1,46 millions d’euros dans la poursuite de l’équipement de la plateforme de contrôle non destructif du pôle de plasturgie.

18 juin, 2009 à 10:53


Un commentaire pour “Iseetech de plus en plus sur orbite”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    ISEETECH est un outil qui a été créé en 2008 par le Conseil Général de la Moselle pour développer des plateformes technologiques au service des PME. Elles associent étroitement centres de compétences, universités et industriels. 7,5 millions d’euros d’équipements ont été jusqu’à présent installés au sein des plateformes technologiques du département.

    Le Contrôle Non Destructif (CND) de matériaux composites fait partie des principales réalisations. La structure, installée sur le Composite Park de Saint-Avold (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/11/07/lancement-dun-technoparc-a-porcelette/), sur une ancienne friche des houillères à De Vernejoul, a vu le jour avec le soutien de Total, afin de compenser le repli du pétrolier sur la plateforme chimique de Carling (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t324-limmense-gachis-de-la-cokerie-de-carling?highlight=Carling). Aujourd’hui, le CND, qui travaille en étroite collaboration avec le Pôle de Plasturgie de l’Est (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/11/25/soluplast-le-cluster-lorrain-de-la-plasturgie/), emploie six personnes.

    D’autres projets de plateformes sont sur les rails. Ils concernent avant tout l’assemblage multi-matériaux, la maintenance industrielle et les Procédés Mécaniques Matériaux (PM2). Le projet PM2 prévoit le transfert de technologie dans le domaine des procédés métallurgiques avec le concours de l’Université de Lorraine, de l’Ecole Nationale des Arts et Métiers de Metz, de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz et de l’Institut de soudure de Yutz. Il sera implanté sur le Technopôle de Metz.

    Le C-PIA devrait quant à lui s’installer dans un bâtiment relais du Composite Park. Le C-PIA vise à créer toute la chaîne de valeur de l’ignifugation des matériaux plastiques, qui représente un marché à fort potentiel de croissance. Il s’appuiera sur les ressources locales en matières universitaires et de recherches grâce notamment au Centre de compétences Plastinnov. Il proposera des outils d’analyse très pointus qui seront mis à la disposition des laboratoires et entreprises de la chimie et de la plasturgie.


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