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Baccarat retourne aux lustres de la Belle Epoque

Durant tout l’été et jusqu’au 18 septembre, les visiteurs pourront découvrir à l’intérieur de la chapelle Sainte-Anne, qui veille sur la cour de la célèbre Manufacture lorraine, la fabuleuse exposition intitulée « Les fastes de la Belle-Epoque », période allant de la fin du XIXème siècle jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale. Cette exposition a permis de reconstituer, en s’inspirant d’une photo sépia, le stand de la Manufacture de Baccarat tel qu’il se présentait lors de l’exposition internationale de l’Est de la France (http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/19/retour-sur-lexposition-internationale-de-nancy-en-1909/) qui s’est tenue à Nancy en 1909 et qui avait attiré plus de 2 millions de visiteurs en 6 mois. La chapelle abritera à cette occasion quelques-uns des trésors les plus insensés de la cristallerie. Toute l’opulence se Baccarat s’y déploie de nouveau avec magnificence. Baccarat était, et est d’ailleurs toujours, synonyme d’élégance et de bon goût. Une qualité recherchée aujourd’hui encore par les nouveaux milliardaires chinois, qui achètent lustrerie ou services de verre les yeux fermés. Le visiteur pourra ainsi découvrir les fameux vases Amphore, véritables icônes de l’exposition, ou encore les verres constellés de cabochons émeraude, taillés comme des diamants, mais aussi la paire de vases aux mûres ou le vase coupe à anse en queue de poisson. Tous ces objets témoignent de la contribution de Baccarat à l’Art Nouveau et à son inspiration naturaliste. Ils en disent également long sur la capacité créatrice de l’époque. Même si la Manufacture lorraine a su résister au tourbillon de l’Art Nouveau, on constate aussi qu’elle s’en est inspirée. Et grâce à ces archives et aux savoir-faire de ses employés, dont 25 Meilleurs ouvriers de France, la manufacture peut reproduire tout objet créé depuis ses débuts. Cela dit la véritable vedette de la chapelle sera incontestablement le monumental lustre 250 lumières, qui constitue le plus éblouissant témoignage du savoir-faire de la cristallerie. Chaque année pour le Nouvel An, ce trésor de cristal, qui fait de plus de 8 100 éléments et qui pèse une tonne et demie, trône sur une des avenues les plus modernes de Tokyo. Ce lustre est d’ailleurs peut-être le plus bel exemple de la démesure de Baccarat Une démesure qui reste, encore aujourd’hui, d’actualité, puisqu’un lustre encore plus gros a récemment été réalisé pour un client très fortuné. 

18 juin, 2009 à 10:51


Un commentaire pour “Baccarat retourne aux lustres de la Belle Epoque”


  1. Dadu Jones écrit:

    Baccarat renoue aussi avec le lustre de la sale époque: menaces de pérennisation du chômage partiel…

    Si l’on veut continuer d’en voir, du Baccarat, ces gens vont avoir du soutien des Lorrains!


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