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La Lorraine, terre de cinéma

La Lorraine s’est installée à Cannes, l’espace de quelques jours dans le but de démarcher les réalisateurs. Il ne s’agissait pas de leur dire « venez en Lorraine, on va vous faire bénéficier de notre fonds de soutien », mais bien de leur expliquer et de leur montrer que notre belle province dispose désormais d’un bon réseau de personnels techniques et surtout de magnifiques paysages. Cette initiative est d’autant plus indispensable et salutaire, que depuis quelques années, de plus en plus de provinces rivalisent d’ingéniosité pour séduire les pointures du septième art. Cela dit, une convention pluriannuelle signée en 2004 avec le CNC (Centre National Cinématographique) a permis à la Lorraine de se faire un nom dans le paysage cinématographique. Les succès remportés par quelques longs métrages dans les salles obscures ont fait le reste. Ainsi, le public a par exemple et tout particulièrement retenu Il y a longtemps que je t’aimede Philippe Claudel qui a raflé deux Césars en 2008, mais aussi Les Rivières pourpres II d’Olivier Dahan en 2004 dans lequel le spectateur averti se souvient encore des somptueuses prise de vues de Jean Reno et Benoît Magimel devant les Grands bureaux de Senelle à Longwy, ou encore Indigènes de Rachid Bouchareb (2006) et Les âmes grises d’Yves Angelo (2005) … Roland Edzard s’apprête d’ailleurs à tourner cet automne dans les Vosges Les gens ne savent pas peut-être. Afin de consolider cette réussite cinématographique, la Lorraine vote chaque année un budget de 1,3 millions d’euros à destination du septième art, via son fonds de soutien aux tournages. Une politique qui semble jusqu’à présent faire mouche. Et c’est tant mieux. Au point parfois de s’avouer quelque peu surpris par l’engouement des professionnels. Par exemple, rien que pour le premier semestre 2009, les bureaux lorrains ont enregistré sept dossiers de candidature. Cela dit, la Lorraine insiste sur les contreparties exigées pour l’attribution des aides aux tournages. Les bénéficiaires sont ainsi obligés de dépenser au moins 120 % de la subvention sur notre territoire.

De même, en pérennisant l’implantation de Fantastic’Arts à Gérardmer, suite au transfert du festival d’Avoriaz, la Lorraine s’est découvert un vrai talent pour le frisson. Les Vosges, célèbres aussi pour leur fameuse Bête, apparaissent aujourd’hui véritablement comme une terre de mission pour loups-garous et autres vampires… Le festival du film italien à Villerupt ou encore celui du film arabe à Fameck ont de la même manière renforcé la vocation de notre belle province pour le cinéma. Sans restriction du champ d’application comme en témoigne le succès grandissant du sympathique festival de la ruralité qui campe chaque printemps à Ville-sur-Yron.

25 mai, 2009 à 11:11


3 Commentaires pour “La Lorraine, terre de cinéma”


  1. Maggy écrit:

    J’habite pas loin de là où à eu lieu le tournage et j’ai donc pu assister de loin à certain plan. J’ai été bluffé par les acteurs surtout le jeune Franck Falise. En cherchant quelques infos sur internet j’ai découvert qu’on pouvait aider le film en devenant coproducteur. Allez voir sur leur site : touscoprod.com

  2. Groupe BLE Lorraine écrit:

    De plus en plus d’œuvres cinématographiques sont tournées en Lorraine, à l’image du court-métrage J’aurais pas dû mettre mes Clarks aujourd’hui, à Metz.

    Le réalisateur et écrivain lorrain Philippe Claudel devrait ainsi tourner de juin à août à Dombasle-sur-Meurthe, où il réside, son prochain long-métrage intitulé (Une) Enfance. Ce dernier retrace l’histoire de Jimmy, un enfant de 13 ans que les circonstances forcent à devenir trop vite adulte. Pierre Deladonchamps, jeune acteur nancéien qui a dernièrement reçu le César du Meilleur Espoir masculin pour L’Inconnu du lac, sera à l’affiche. De son côté, Mr Hublot, le film d’animation du Thionvillois Laurent Witz, vient de remporter l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation. Son œuvre a été financée à 70 % par le Luxembourg et 30 % par la Lorraine.

    En 2013, la Forbachoise Claire Burger, qui avait obtenu le César du meilleur court-métrage pour C’est gratuit pour les filles, a tourné dans le Bassin houiller Angélique, son premier long-métrage, pendant que Mario Fanfani filmait à Dabo Les Jours d’été avec Mathieu Amalric. Ces deux films espèrent intégrer des sélections au prochain festival de Cannes. La comédienne et réalisatrice lorraine Valérie Donzelli, qui vient de tourner Main dans la main à Commercy, rêve par ailleurs d’une comédie musicale sur la Place Stanislas à Nancy.

    La Lorraine commence donc à rattraper petit à petit son retard en la matière, au point même d’être en passe de rentrer dans les régions cinématographiques qui comptent. Il faut dire qu’accueillir un tournage a plusieurs avantages. Outre les retombées économiques locales, cela génère de l’emploi pour les techniciens du cru et améliore bien souvent l’image du territoire. La diversité des paysages naturels, industriels et historiques lorrains, ainsi que les ambiances urbaines que peuvent offrir Metz et Nancy, constituent autant de décors qui ne laissent pas indifférent les cinéastes.

    La Région et le Conseil Général de la Meuse ont respectivement accordé 100 000 euros et 400 000 euros au tournage de Ceux de 14, série télé en six épisodes inspirée de l’œuvre de Maurice Genevoix. En retour, près de 50 techniciens et comédiens lorrains ont travaillé sur le tournage et les retombées économiques sont évaluées à trois millions d’euros.

  3. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Le tournage de Meurtre en Lorraine, téléfilm qui sera diffusé en prime time sur France 3 d’ici la fin de l’année, a dernièrement débuté dans le Bitcherland. Stéphane Bern y incarne le gendarme Nicolas Muller pour le premier rôle de sa nouvelle carrière d’acteur. Le téléfilm réunit quarante techniciens, dix comédiens et deux cents figurants. Il est majoritairement tourné à Bitche, avec notamment des scènes dans une maison du centre-ville, à la mairie, à l’école de musique et bien entendu à la citadelle, ainsi qu’à Meisenthal, mais aussi à Metz et à Nancy.


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