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Le transport frontalier freiné

Au Luxembourg, grande est l’incompréhension, surtout depuis que le duché s’est vu refuser par la France l’ouverture de trois nouvelles lignes transfrontalières. Cela fait pourtant ainsi près de 15 ans que le Luxembourg fait fonctionner et financer deux lignes entre Longwy et Luxembourg-Ville. Le succès commercial est également au rendez-vous après la mise en service de Vilavil entre Hayange, Thionville et Luxembourg-Ville avec 1500 allers-retours quotidiens. Enfin, les passagers ne désemplissent pas non plus sur la nouvelle liaison Villerupt-Esch-Luxembourg. Le problème, c’est que du côté lorrain, on aimerait bien voir ces services assurer par des entreprises lorraines. Or, dans la réalité il n’en est rien, dans la mesure où malheureusement personne ne peut assurer les services que les Luxembourgeois proposent. Les trois sociétés luxembourgeoises qui avaient postulé pour exploiter les lignes envisagées au départ de Basse-Ham, Garche et Yutz sont parfaitement en conformité pour assurer un transport international. Mais cela, les autorités françaises ne veulent pas l’entendre. Et c’est tout le quotidien de nombreux frontaliers qui en pâtie. Le pire, c’est que dans ce dialogue de sourd, les Luxembourgeois menacent à présent de faire la sourde oreille au projet de ligne 301 soutenu par Transfensch qui prévoit des arrêts à Cloche d’or.

23 avril, 2009 à 11:29


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