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Un petit goût de tropiques à Nancy

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Le muséum-aquarium de la ville a récemment mis en place une mangrove, un écosystème caractéristique des régions côtières intertropicales. 

Les 250 espèces de l’aquarium de Nancy doivent désormais composer avec de nouveaux voisins. En effet, un vaste aquaterrarium de 12 mètres carrés a émergé à côté de la soixantaine de bassins déjà existants. Sa mise en place et sa présentation ont duré un an. Une dizaine de personnes ont tout construit de leurs mains, sans aide extérieure ni financière. Cette initiative est d’autant plus salutaire qu’elle vise à la reconstitution d’un écosystème appelé mangrove, c’est-à-dire une interface naturelle entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, souvent située à l’embouchure des fleuves, où la terre laisse la place à la mer. Ce milieu fragile et indispensable a notamment empêché, en 2004, les vagues du tsunami d’atteindre certaines côtes et de les dévaster, comme elles l’ont fait ailleurs. 

Palétuviers et sables de Madagascar tapissent l’aquaterrarium. Le palétuvier, roi de la mangrove avec ses racines échasses, permet aux petits poissons de se protéger de presque tous les prédateurs. Il constitue également une nurserie et un refuge pour les différentes espèces de poissons qui peuplent l’eau saumâtre, mi-douce, mi-salée des mangroves. Cet arbre a aussi un rôle aérien : les oiseaux et insectes présents sur ses branches contribuent à faire vivre cet écosystème. Les quelques spécimens de palétuviers présents au muséum-aquarium ont été livrés par le jardin botanique de Villers-lès-Nancy. 

Six espèces de poissons sont présentes dans ce bassin où l’eau est constamment maintenue à 28°C. Parmi elles, vous pourrez observer le poisson archer, qui crache sur les insectes pour les assommer puis les déguster, ou encore le poisson à quatre yeux qui voit en dessous et au-dessus de l’eau. Des crabes et des huîtres ont aussi été introduits dans ce bassin pour récréer un milieu correspondant le plus possible à la réalité. Un système pluvial a même été mis en place pour reconstituer les conditions réelles et pour nettoyer les feuilles de palétuviers, qui exsudent le sel absorbé par les racines. Deux fois par jour, une légère bruine tombe sur le bassin et sur sa cinquantaine de pensionnaires. Un petit goût de tropiques en Lorraine, juste de quoi vous dépayser le temps d’une visite. 

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