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Les Messins en mauvais santé

Telles sont les tristes conclusions d’une étude commandée par la ville de Metz. Ainsi, parmi les statistiques les plus saisissantes, on trouve que : 17,2% des Messins vivent en dessous du seuil de bas revenus, avec moins de 771€ par mois par unité de consommation. Cette moyenne est de 12,3% en Moselle et de 32,7% pour le seul quartier de Metz-Borny. 23,1% des Messines sont en surpoids. 17,7% sont obèses, alors qu’en France, cette proportion se chiffre à 10,2%. De même, 30,5% des Messins, soit un Messin sur trois, sont en surpoids. 10,9% sont par ailleurs obèses. 25,1% des Messins de plus de 60 ans souffrent d’hyperglycémie. A titre de comparaison, la moyenne lorraine est de 11,4%. Ce taux s’élève à 8,7% chez les 25-59 ans alors que la moyenne de notre province est seulement de 2,3%. En outre, il est noté que 13,1% des Messins possèdent une licence dans un club de sport, contre 23,7% en France. Le taux de mortalité pour 100 000 habitants à Metz est de 947, contre 822, en moyenne en France et 759 à Nancy. Ce même taux s’élève à 5325 pour les plus de 65 ans à Metz, contre 4635 en France et 3921 à Nancy. Enfin, la mortalité des femmes par maladie cardiovasculaire est supérieure de 20% à la moyenne française.

Bien entendu, ces résultats occultent ceux conformes ou inférieurs à la moyenne nationale. Mais bon, un bien inquiétant rapport tout de même…

26 mars, 2009 à 18:57


Un commentaire pour “Les Messins en mauvais santé”


  1. Nicolas écrit:

    Inquiétant effectivement pour notre Région,

    Je me souviens de chiffres étonnants publiés par le ministère de la santé sur la progression estimée de l’obésité en France à 20 ou 30 ans.
    La Lorraine devenait la première région française en % de personnes présentant un surpoids (près de 50%!), devant le Nord pas de Calais qui occupe la première place actuellement.

    L’alimentation qui découle directement du niveau de vie, donc des revenus est le principal paramètre.

    En général, les populations des campagnes sont en plus mauvaise santé, une alimentation plus grasse favorise l’apparition du diabéte, de l’infarctus du myocarde, et du surpoids qui lui-même entraîne d’autres pathologies…

    A l’inverse, les populations urbaines ont des pratiques alimentaires plus « équilibrées » ou plutôt moins grasses, se soucient tout simplement plus de leurs apparence et sont plus dynamiques (travail, sports, stress…)

    Ce qui est le plus choquant, c’est que la courbe de « la bonne santé » s’éléve de façon proportionnelle à celle des revenus, ou suit les CSP. A l’inverse, moins les revenus sont élevès, plus le pourcentage de personnes dites « en surpoids ou obéses » augmentent…
    Et les revenus les plus importants sont dans les villes. Fractures sociales…


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