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Le dégraissage se poursuit à Carling

Le démantèlement de l’activité chimie lourde opéré par le puissant groupe Total Petrochimicals, qui n’en finit pourtant plus de battre des records de bénéfices, se poursuit en Lorraine, avec la fermeture de nouveaux ateliers sur la plateforme est-mosellane de Carling Saint-Avold. Il devient de plus en plus évident que Total n’a plus vocation à maintenir son activité chimique sur ce site, dans la mesure où il préfère privilégier ses sites portuaires avec raffinerie. Une nouvelle ligne de production de polyéthylène sera supprimée d’ici la fin de l’année. Résultat des courses : 64 emplois de moins. L’atelier clarificateur, c’est-à-dire en charge de la purification des coupes de pétrole, subira malheureusement le même sort au second trimestre 2010, tout comme une ligne de traitement des essences. Ainsi, les coups durs s’accumulent sur la plateforme de Carling et sur l’ensemble de la filière en Lorraine. En effet, une première vague de restructurations avait déjà été décidée en 2006 avec la fermeture d’un vapocraqueur et de la production de styrène. Cela avait engendré la suppression de 243 emplois. Mais d’autres nuages plus menaçants encore planent sur Carling. Beaucoup de personnels pensent que le dernier vapocraqueur de la centrale ne sera pas maintenu au-delà de 2015. D’ici là, il ne restera plus que la production de polystyrène, avec un atelier pouvant fonctionner de manière isolée et en toute autonomie. Aujourd’hui, 780 personnes travaillent encore pour Total sur le site est-mosellan. Avec les sous-traitants, ce sont plus de 2000 emplois qui dépendent de cette activité chimique !

Les syndicats, impuissants, ne peuvent que constater les dégâts déjà opérés. Un immense gâchis. Pour eux, il s’agit purement et simplement d’une casse industrielle au profit de délocalisations des activités au Moyen-Orient, au Qatar et en Algérie… Il est dès lors urgent d’imaginer un nouvel avenir pour le site de Moselle-Est.

Alors que Total a annoncé parallèlement aux centaines suppressions de postes en France des investissements de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros, Carling ne recevra que des miettes, à savoir 20 millions d’euros, afin de consolider sa production de polystyrène… l’une des plus performantes d’Europe…

22 mars, 2009 à 15:40


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